Botswali, le Ministre boxeur a été limogé
Cela n’arrive pas tous les jours. Le Ministre des Affaires Sociales, M. Barthélemy Botswali vient d’être révoqué du Gouvernement par le Président de la République pour comportement indigne.
L’homme aurait fait usage de ses biceps pour régler un différend politique. Tout serait
parti, racontent des témoins, d’une réunion de la Codeco qui s’est tenue, le 3 janvier courant dans la municipalité de Bandalungwa, non loin de la paroisse Saint Michel.
Voulant imposer, à tout prix, un ordre du jour qui n’était pas du tout prévu, échange de vœux oblige, le Ministre des Affaires Sociales et Actions Humanitaires a perdu le contrôle, ignorant
expressément ou à défaut son prestigieux rang de ‘‘Son Excellence’’, pour se rappeler les bons vieux temps où il jouait au boxeur, à bas âge. L’homme s’est mis à rouer des coups un membre de la
Codeco au vu et au su de tous. Devant un tel scandale que personne ne pouvait supporter, tout le monde s’est précipité sur lui pour le calmer, y compris sa garde rapprochée. Et dans les minutes
qui suivaient, c’est tout Bandal qui s’est retrouvé sur le lieu, pour vivre ce spectacle insolite. ‘‘Eza nini’’ (c’est quoi) demandent les uns ; Ministre azo bunda (le ministre se bat) rétorquent
les autres. Et comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue jusqu’à atteindre le Raïs qui n’a pas réfléchi deux fois pour tirer toutes les conséquences qui s’imposent. L’autorité
suprême du pays, tolérance zéro faisant foi, a résolu de se débarrasser de ce Ministre- Boxeur qui n’a pas sa place au sein de l’Exécutif National. Cette fermeté du Chef de l’Etat est saluée par
nombre de compatriotes qui estiment que cette décision doit servir de leçons à tous ceux qui sont élevés en dignités et qui ne savent trop où mettre les pieds et comment faut-il se comporter. Et
ce, malgré les directives du Chef de l’Etat et du Premier Ministre voire les séminaires de renforcement des capacités. Il suffit, pour s’en rendre compte, de faire un tour la nuit dans les
night-clubs de Kinshasa. Les Honorables Députés, Mandataires et autres Administrateurs des Entreprises du Portefeuille de l’Etat passent la plupart de leurs soirées dans ces débits de boissons,
ne calculant nullement les conséquences de ce qui peut arriver. Une autre leçon qu’on peut tirer de ce feuilleton est qu’on devra veiller sur le passé des candidats ministrables comme cela se
fait ailleurs. Question de doter le pays des dirigeants valables qui passent leur temps à tourner les méninges pour sortir le pays du gouffre. Aux partis politiques de proposer des personnalités
qui ont une bonne moralité. Le peuple devra, également, lors des joutes électorales à venir, privilégier les vertus, avant d’élire un candidat. Les spectacles qu’offrent les ‘‘leaders’’
politiques à la télévision comme dans les institutions étalent les limites qu’ils ont dans la conduite des affaires publiques. Encore faut-il rappeler que d’autres secteurs de la vie nationale ne
sont pas épargnés. Musiciens, pasteurs, sportifs, bref les leaders d’opinion doivent comprendre qu’ils sont pris pour modèles et partant, ne peuvent pas se permettre certaines choses.
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