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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Bilan « Kimia II » : la Monuc botte en touche !

15 Janvier 2010 , Rédigé par Editions Sources du Nil


(Tshieke Bukasa)

Les contours de l’opération « Amani Leo »( la paix maintenant) ont dominé l’essentiel de la première conférence de presse de la Mission des Nations Unies en RDC( Monuc), animée hier mercredi 13 janvier par Kevin Kennedy, son directeur de l’Information publique. Prenant soin de ne pas livrer un bilan chiffré de la précédente opération dite « Kimia II », entreprise contre les rebelles rwandais des FDLR, Kevin Kennedy a insisté sur les données des rapports des FARDC. « De janvier 2009 à janvier 2010, 1114 rebelles ont été tués, 278 blessés, alors que 171 civils congolais ont trouvé la mort. Mais ces chiffres doivent être confirmés par des officiels. Ces chiffres vous sont livrés juste pour vous donner une idée de ce que nous avons comme information » a-t-il clamé. Toutefois, selon cet agent onusien, les objectifs de l’opération « Kimia II » ayant été atteints, la Monuc va maintenant appuyer les Forces armées de la RDC (FARDC) dans l’opération « Amani Leo » qui a débuté depuis quelques jours. A ce sujet, insiste-t-il, Alan Doss, le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) en RDC a présenté les grandes lignes de l’opération Amani Léo au Conseil de Sécurité le 16 décembre dernier. Ses principaux objectifs consistent à protéger les populations civiles, à libérer les zones stratégiques des forces négatives, à conserver les territoires récupérés des FDLR et aider à y restaurer l’Autorité de l’Etat. Le Représentant Spécial a aussi informé le Conseil que l’Opération Amani Léo comporterait des interventions préventives visant à empêcher les FDLR de se regrouper, d’attaquer les populations civiles et de reprendre le contrôle des zones minières clés.

Par ailleurs, le patron de la Monuc a expliqué au Conseil de Sécurité que la participation de cette dernière à l’opération Amani Léo avait pour but de renforcer la protection, de consolider et de bâtir sur les progrès réalisés à ce jour dans la lutte contre les éléments récalcitrants des FDLR. Les clauses de la « directive opérationnelle conjointe » Le porte-parole de la Monuc a fait état d’une directive signée conjointement par le Chef d’Etat Major des FARDC, le Général Didier Etumba, et le Commandant de la Force de la Monuc, le Lt. Général Babacar Gaye. Cette instruction définit les objectifs de l’opération ainsi que les rôles et les responsabilités respectifs des FARDC et de la MONUC en ce qui concerne l’appui à cette opération. Ainsi, les FARDC et la MONUC concentreront leurs efforts sur le contrôle des zones stratégiques pour empêcher les groupes armés, particulièrement les éléments résiduels des FDLR, de récupérer des territoires et d’y mener des représailles. L’opération vise aussi à créer des conditions favorables à la stabilisation et à la restauration de l’autorité de l’Etat. La coordination entre les composantes civiles et militaires sera renforcée pour la stabilisation de ces territoires et le retour en sécurité des populations civiles. Les commandements des FARDC et de la Force de la MONUC sont engagés dans une planification conjointe intensive de cette opération jusqu’au niveau tactique afin d’optimiser les communications, la liaison et la planification tout au long de l’opération. A la demande des FARDC, la MONUC fournira des rations et autres appuis essentiels aux unités des FARDC qui mènent des opérations de protection et de prévention, à condition que ces opérations soient planifiées conjointement et qu’elles se fassent dans le respect des droits de l’Homme, du droit humanitaire international et des droits des réfugiés, tel que requis par la résolution 1906(2009) du Conseil de Sécurité. En outre, les commandements militaires des FARDC et de la Monuc ont convenu de mettre en place plusieurs mesures telles que le déploiement de la Police Militaire au niveau des bataillons pour prévenir et sanctionner les violations des droits de l’Homme, du droit humanitaire international et des droits des réfugiés par leurs propres forces. Des mesures seront également prises afin d’appliquer de manière stricte la politique de tolérance zéro. D’autre part, il est prévu la sensibilisation des chefs militaires et des soldats sur la discipline et leurs obligations morales ainsi que les responsabilités de la hiérarchie militaire. Les procédures ont été mises en place pour l’approbation et l’exécution du soutien tactique de la MONUC, y compris l’appui feu pour des opérations conjointement planifiées. La directive opérationnelle d’Amani Leo prévoit également l’identification des bataillons des FARDC qui bénéficieront d’un nouveau programme de formation. La séparation des enfants soldats de tous les groupes armés, y compris ceux qui seraient intégrés au sein des FARDC, est également incluse dans la directive conjointe. Elle souligne enfin la nécessité d’une bonne coordination entre les efforts des équipes DDRRR et les militaires, ainsi que celle de rechercher davantage d’options pour inciter les combattants des FDLR à se rendre. Toute action efficace contre les FDLR en RDC nécessitant également l’engagement des Etats membres à partir des territoires desquels les leaders expatriés de ce groupe fournissent un soutien financier, stratégique et moral au noyau dur du commandement FDLR sur le terrain, Alan Doss a invité tous ces Etats às’acquitter de leur engagement en prenant des mesures juridiques et politiques appropriées pour couper le leadership FDLR expatrié de sa base. Ils doivent aussi empêcher le trafic d’armes et le commerce illicite des ressources naturelles, ainsi que les mouvements des fonds qui aident les groupes armés en RDC, en particulier les FDLR.

2010-01-14

Source: Le Phare

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