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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Corruption, gabegie financière et mafia au sommet de l'état au Congo

13 Août 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Actualités

Par Dr Guillaume IYENDA, PhD

La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a publié le 10 juillet un message destiné aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de la RD Congo. Dans ce message, les Evêques congolais exigent ‘la restauration de la Nation par la lutte contre la corruption’.Aujourd’hui, devant la misère que connaît la majeure partie de la population congolaise, les évêques congolais sont, une fois de plus sortis de leur réserve pour dénoncer publiquement les pratiques de corruption, de concussion, de gabegie financière, d’enrichissement personnel et illégal, de trafic d’influence et autres maux qui contribuent au sous-développement du Congo et à la paupérisation du peuple de Dieu qui habite ce pays. Ces maux et anti-valeurs qui s’enracinent au sein de la société congolaise ne cessent de prendre de l’ampleur et inquiètent toute conscience humaine. Ces anti-valeurs reprennent leur place de choix dans le processus de destruction du pays et constituent le plus grand ingrédient contributeur au sous-développement du Congo dit démocratique, place qu’ils avaient perdue pendant quelques jours seulement après la prise du pouvoir par Laurent Désire Kabila en Mai 1997. Il n’avait pas tort celui qui avait dit « chasse le naturel et il reviendra au galop ». Corruption quand tes effets tuent toute la nation congolaise.

Les fléaux qui rongent la société congolaise ne laissent plus personne indifférent. Les Evêques congolais ont décidé de passer à la vitesse supérieure en accusant clairement et sans détour les politiciens congolais d’être responsables des cas de corruption qui gagrenent  la société congolaise et qui favorisent le sous-développement du pays. Ce qu’ils avaient évité de dire clairement c’est le fait que la classe politique congolaise au pouvoir aujourd’hui est composée des gangsters, des criminels, des pilleurs, des espions contre le Congo au service de plusieurs états voisins et étrangers et des entreprises étrangères. Cependant, les Evêques ont reconnu que la plupart de ces politiciens jouissent d’une impunité institutionnalisée. A notre avis, cette impunité est soutenue au sommet de l’Etat par le chef de l’Etat lui-même qui n’est autre que le chef d’orchestre de tous ces maux qui détruisent de manière délibérée la nation congolaise.

Tout observateur de la politique congolaise sait que l’industrie de la corruption, de l’escroquerie, de concussion, de la gabegie financière, de l’enrichissement personnel et illégal, du trafic d’influence et de la mauvaise gouvernance se porte bien en République Démocratique du Congo et particulièrement à la Présidence de la République. Cette industrie ressemble actuellement à un cancer qui forme des tentacules et qui se repend rapidement dans le corps humain. Il ne se passe plus un jour sans que les ONG, les églises, les politiciens de l’opposition ainsi que les citoyens ordinaires de la RDC ne se plaignent des maux commis principalement par les membres du gouvernements, les officiers supérieurs de l’armée et de la police, les membres des deux chambres du parlement, les gestionnaires des entreprises publiques, les membres de la famille politique du chef de l’Etat ou par les membres du cabinet du chef de l’Etat.

Lors de son discours d’investiture à la magistrature suprême de la RDC en décembre 2006, le président Kabila déclarait: « Fini la récréation; les portes des prisons sont maintenant grandement ouvertes!». De nos jours, la recréation, spécialement celle des politiciens de l’AMP, des hauts magistrats, des officiers supérieurs de l’armée et de la police est devenue une ‘institution’. Elle continue infiniment et elle est devenue plus distractive et plus plaisante qu’elle ne l’était avant le discours du président Kabila du 06 décembre 2006. Est-ce que le Président Kabila peut nous dire, presque trois ans après son discours, combien de politiciens congolais, combien de membres de son entourage direct qui continuent à être impliqués dans les actes de corruption et de mafia sont allés en prison?

Le président Joseph Kabila avait promit au peuple congolais de remplir les prisons. La réalité sur le terrain nous montre que la pègre fait la loi, les prisons ne sont pleines que des pauvres citoyens, des prisonniers d’opinion, des désœuvrés et des citoyens sans moyens ni défense. Tous les pilleurs, tous les corrompus et corrupteurs qui entourent le chef de l’Etat et qui occupent des grandes fonctions à tous les niveaux de la gestion de la chose publique sont libres et continuent  à se recréer sous le regard indifférent et complice du chef de l’Etat. On sait maintenant voir que le président Kabila travaille contre la population congolaise en garantissant la protection aux nombreux mafieux qui l’entourent. Le président Kabila peut-il nous citer un politicien corrompu qu’il a fait emprisonner depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2001? Le peuple congolais est maintenant convaincu que sa classe politique est faite de la racaille pour qui le mandat politique et public est synonyme d’enrichissement illicite et personnel, de fraude, de concussion, de trafic d’influence, d’enrichissement personnel et de gabegie financière.

Comme on le dit, «il n’y a jamais un sans deux». Parlant de la corruption lors de son discours à la nation le 30 juin dernier, le chef de l’Etat s’était principalement attaqué aux magistrats congolais et au pouvoir judiciaire, choisissant d’ignorer qu’il est lui-même le premier magistrat congolais. Le 15 juillet dernier, le président Kabila a signé une série d’ordonnances révoquant des magistrats qualifiés de corrompus. Le chef de l’état avait oublié de donner à la population les raisons pour lesquelles les magistrats se font corrompre. Il n’a sanctionné que les soient disant corrompus et tous les corrupteurs qui l’entourent sont restés impunis. Ces révocations ne porteront aucun fruit escompté car le chef de l’Etat cherche à soigner les symptômes seulement sans toucher aux causes réelles qui sont à la base de la corruption du système judiciaire congolais.

Plusieurs magistrats révoqués par les ordonnances du chef de l’état du 15 juillet disent clairement que la procédure en matière de révocation des magistrats n’a pas été suivie par le président Kabila. Certains magistrats se disent prêts à saisir la Cours Suprême de justice pour réclamer l’annulation de ces ordonnances. Pour le cas d’espèce, la procédure stipule que lorsqu’un magistrat commet une infraction, c’est le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qui, une fois saisie de la plainte, la transmet à son Conseil de discipline. Le conseil de discipline convoque et auditionne le magistrat inculpé. Il enregistre ses éléments de défense et renvoie le PV d’audition au Conseil Supérieur de la Magistrature. Celui-ci convoque l’Assemblée générale qui délibère sur la décision, et éventuellement propose la sanction à prendre contre le magistrat inculpé. Dans le cas actuel, plusieurs magistrats révoqués disent qu’ils n’ont jamais été convoqués par l’assemblée générale du CSM, qu’ils n’ont jamais été entendus par le conseil de discipline du CSM. Nombreux d’entre eux ont appris leur révocation par la presse, en même temps que les membres de l’assemblée générale du CSM qui étaient sensés les entendre et proposer des sanctions à leur égard.

Un proverbe africain dit que ‘un fruit ne tombe qu’en dessous de l’arbre qui le porte’.  La magistrature congolaise est le reflet, la copie conforme de son chef suprême. A quoi a-t-il servi au chef de l’état d’évoquer la corruption et l’enrichissement personnel au sein de la magistrature lorsque les bradages du patrimoine national, le dépeçage et l’anéantissement systématiques des entreprises publiques comme la GECAMINES, KILOMOTO, la MIBA et autres, les pillages des ressources naturelles et les contrats léonins qui sont signés entre la RDC et les entreprises étrangères  sont pilotés, discutés et négociés par ses hommes de main au niveau de son cabinet privé? Le président Joseph Kabila veut nous faire croire qu’il est entouré des rapaces, des requins et maffieux, des ennemis avérés du peuple congolais qui oeuvrent pour la destruction systématique et délibérée du Congo et non pour son développement et que lui le chef de file, le capitaine de l’équipe n’y est pour rien.

De nos jours, la fraude douanière et fiscale se porte bien au Congo. Le gouvernement congolais avait signé le 05 juin 2008, un des contrats léonins de la décennie avec la ‘firme américaine, Customs and Tax Consultancy (CTC)’ pour aider  l’OFIDA à augmenter les recettes douanières à travers le pays. Contrairement aux attentes du peuple, la fraude douanière bat le record aux postes frontaliers du pays, principalement dans les provinces du Katanga et du Bas-Congo. Compte tenu de l’improductivité des agents  de la CTC, les agents de l’OFIDA à travers le pays protestent contre la présence de ces agents incompétents et surpayés de la CTC dans leurs entrepôts.

La corruption, les détournements des salaires et des fonds ainsi que l’enrichissement personnel au sein des Forces Armées de la RDC (FARDC) et la police nationale congolaise se portent très bien. Lors de l’avancée des forces du Congres National pour la Défense du Peuple (CNDP) du criminel Laurent Nkunda vers Goma en Janvier 2009, certaines chaînes de télévision internationales dont Al Jazeera, BBC, France 24 et CNN avaient diffusé des images choquantes et des interviews des soldats des FARDC qui se plaignaient de la faim. Certains d’entre eux disaient avoir passé 3 jours ou plus sans manger. D’autres se plaignaient du fait qu’on leur apportait aux champs de bataille des haricots durs qu’ils devaient préparer. Nombreux d’entre eux passaient toutes leurs journées à préparer ces haricots au lieu de se concentrer aux différentes batailles sur le terrain. Au même moment, les rations de combat destinées aux militaires aux fronts étaient vendues dans les magasins et marchés de certaines villes du pays comme Kisangani et Bunia. Tel père, tel fils dit-on. Le Président Kabila qui est commandant en chef des FARDC avait promit des sanctions sévères et exemplaires contre les autorités militaires qui étaient responsables de ces détournements. Peut-il nous dire à ce jour combien de procès ont eu lieu pour juger ces destructeurs de l’armée et combien sont allés en prison pour ces crimes?

A travers le pays, l’armée et la police congolaise sont minées par l’indiscipline et l’impunité. Les militaires et policiers congolais sont à la base de l’insécurité qui règne dans les villes et villages congolais. Ils volent, pillent les biens des civils, tuent et violent des milliers de femmes en toute impunité. Dans son rapport présenté le jeudi 16 juillet à Bruxelles, Human Rigths Watch (HRW) a dénoncé vigoureusement l’impunité qui règne au sein de l’armée congolaise. Selon cette ONG, 7.703 cas de violences sexuelles avaient été enregistrés par les Nations Unies en 2008 rien que pour l’est du pays seulement. Ces violences étaient faites sur des femmes et des jeunes filles par des militaires congolais qui sont restés impunies jusqu’à ce jour.

A notre avis, le discours du président Kabila au peuple congolais à l’occasion du 49em anniversaire de  l’indépendance de la RDC ainsi que la révocation des près de 100 magistrats et juges considérés comme corrompus est une poudre aux yeux pour aveugler et distraire les congolais. Par ce discours irresponsable, et par ces actes qui ne visent que des faibles, le chef de l’Etat et son entourage, les autorités politiques et judiciaires congolaises se moquent des Congolais. Le Président Joseph Kabila devrait donner l’exemple. Depuis son arrivée au pouvoir en 2001, il n’a posé aucun acte concret de lutte contre la corruption et la mafia qui s’installe lentement et sûrement dans le pays. Quelle signification donnée à ce combat d’arrière-garde, à cette duperie que le président Kabila et son entourage  présentent au peuple congolais? Il n’est un secret pour personne que le pouvoir de Kinshasa et l’entourage personnel du président Kabila sont infestés des corrompus, des pilleurs, des mafieux et des affameurs du peuple. Le peuple congolais qui oublie très vite n’a sûrement pas encore oublié les actes de corruption des députés lors de l’affaire ‘Vital Kamerhe’, corruption organisée par la haute hiérarchie de l’AMP dont le Président Kabila est l’autorité morale.

Le 10 juillet dernier, la radio Okapi annonçait que selon une étude du chercheur belge Yan Gorus, 85% du territoire du Katanga découpé en carrés miniers a été vendu aux privés. En sa qualité de chef de l’Etat et de garant de la nation, les résultats de cette étude devaient l’interpeller. Il devait interpeller ses protégés qui se sont donné le privilège de vendre des portions du territoire national à des criminels économiques en violation de la constitution de la république sans crainte de poursuite judiciaire.

Dans un mémorandum daté du 21 février 2006, Broederlijk Delen, une organisation non gouvernementale belge spécialisée dans l’analyse des contrats signés entre les entreprises privées et les Etats, avait dénoncé la mauvaise gouvernance en République démocratique du Congo, particulièrement dans le secteur minier. Cette ONG avait caractérisé la signature des plusieurs contrats signés par la RDC comme étant des contrats léonins qui bradent et spolient les richesses nationales et hypothèquent l’avenir du pays. Il n’est un secret pour personne, que ces contrats étaient initiés et négociés par les membres du cabinet privé du chef de l’état ainsi que les membres du gouvernement parallèle composé des intouchables aux origines douteuses que le chef de l’Etat entretient auprès de lui.

Plusieurs voix, dont celle de l’ancien PDG de la Gécamines, le belge Robert Crem ainsi que celles des parlementaires s’étaient élevées pour dénoncer les contrats léonins signés au Congo mais leur revisitation traîne toujours. Au même moment, le gouvernement congolais, inspiré par la présidence de la république, continue de faire la sourde oreille. Dans plusieurs concessions minières exploitées par les privés au Katanga, les minerais sont actuellement extraits avec des pelles et des pioches manuelles, ils sont lavés et écrasés à la main mettant en danger la santé et la vie des populations locale impliquées dans le processus de production, alors que les pelleteuses mécaniques et les laveries, les raffineries et concentrateurs modernes ont été introduits dans l’industrie minière depuis près d’un siècle. Le président Kabila peut-il nous dire le progrès que le pays a connu dans le domaine minier depuis sa prise de pouvoir en 2001?

Le président Kabila et les politiciens rapaces qui dirigent le pays actuellement l’ont ruiné et continue à le détruire. Ils sont au point de faire disparaître l’Etat et de décimer la nation congolaise. La destruction est si systématisée que l’on ne peut s’empêcher de remarquer que le Congo n’existe pas dans la stratégie des commanditaires de ces maux.  Le président Kabila et sa famille politique sont à la base des humiliations que les Congolais connaissent actuellement à travers le monde. Entre 1991 et 1993, nombreux d’entre ses proches collaborateurs qui étaient des mobutistes radicaux et qui se sont reconvertis en Kabilistes aujourd’hui avaient fait capoter la Conférence Nationale Souveraine par peur d’une sanction sévère de la population. Ils avaient à l’époque conçu et exécuté le complot contre la vraie opposition, complot qui avait abouti à l’application de la tristement célèbre troisième voie, laquelle avait réussi à renforcer le pouvoir du dictateur Mobutu. C’est bien l’application de cette troisième voie qui avait ouvert les portes à la rébellion de Juillet 1996 qui continue à produire des morts au Congo jusqu’à ce jour.

L’opinion tant nationale qu’internationale reconnaît maintenant que le Congo est gère par un dictateur et un tyran. Elle reconnaît aussi que seule la démocratie participative et la garantie des libertés individuelles peuvent aider ce pays à se relever. Le peuple congolais a longtemps souffert des méfaits de la corruption, de l’escroquerie et de la mafia organisées et pratiquées par ses leaders politiques. Ces pratiques criminelles produisent des effets très néfastes dont les injustices, l’analphabétisme, le chômage, l’exclusion sociale, les maladies, la faim, les humiliations de tout genre ainsi que les différentes formes d’exploitation et d’oppression. La corruption a fait du Congo un pays de laissés pour compte, de chômeurs, de fonctionnaires de l’administration publique impayés et mal payés, de travailleurs exploités, de femmes seules dont l’état ne s’occupe pas, de la jeunesse délaissée et abandonnée à elle-même, sans modèle et sans encadreurs; un pays de veuves et d’orphelins que les différents gouvernants congolais créent tous les jours.

Nous souhaitons que tous ceux qui aident à institutionnaliser la corruption, le tribalisme, la mégestion, et l’immoralité au sommet de l’état rendent un jour des comptes au peuple congolais. Ces politiciens rapaces et immoraux ont détruit le pays jusqu’à faire disparaître l’état sous toute ses formes. Que toutes ces pillards, violeurs, criminels, massacreurs et assassins sachent que le peuple n’oubliera jamais ce qu’ils ont causé comme tord à ce pays. L’urgence et la gravité de la crise qui perdure dans notre pays nous interpelle tous et ne peut qu’inciter les patriotes à travers le pays et a l’extérieur du pays à plus d’actions, de mobilisations et de vigilance. Toutes les barbaries, toutes les injustices dont les populations démunies font encore les frais notamment à l’Est du pays ne devront plus nous laisser indifférents.

Que déduire de la situation misérable que le Congo connaît maintenant ? La mafia est entrain de s’implanter rapidement en RDC et elle a poussé des tentacules au sein du pouvoir kabiliste. Le régime Mobutu connaissait la corruption à un degré inférieur à celle que les congolais vivent actuellement. En plus de la corruption, le Congo est opprimé par une mafia importée de l’Afrique de l’Est que les soit disant libérateurs du 17 mai 1997 ont introduit dans ce pays de Patrice Lumumba et de Simon Kimbangu.

Il est donc urgent que la justice soit complètement restaurée et qu’elle s’occupe de tous les politiciens et autres gestionnaires de l’état délinquants, et de tous leurs complices nationaux et étrangers. Les politiciens congolais doivent changer s’ils veulent bénéficier de l’assistance promise aux pays africains par le Président Américain Barack Obama lors de son discours tenu au Ghana. Le président Obama avait décrié la corruption en Afrique en ces termes: ‘les Etats-Unis ne seront pas aux côtés des pays qui ne font pas preuve de bonne gouvernance en s’illustrant par des pratiques anti-démocratiques et la corruption’. Le langage du président Obama est clair et précis. Aux dirigeants congolais de choisir leur camp.

Au travers de la lettre des Evêques du Congo, il  ressort clairement que la corruption et autres maux décriés au Congo sont soutenus et encouragés par l’état et ses principaux dirigeants qui sont représentés au sommet par le président de la république. La situation apocalyptique et le drame humain qui affectent très gravement notre pays ne peuvent continuer à nous laisser inactif. En fustigeant l’impunité, la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite des politiciens congolais ainsi que la paupérisation délibérée de la majeure partie de la population congolaise, les Evêques congolais ont oublié de mentionner que ‘l’ont ne met pas du vin nouveau dans des vieilles outres’. Le Congo a besoin de changer. Le pays a besoin des nouvelles idées, des nouvelles personnes aux mains propres, compétentes et capables de contribuer réellement à la réussite d’un processus démocratique soutenu par la population à la base. Le président Kabila entretient un système fait des corrupteurs, des corrompus, des fraudeurs, des agents spécialisés dans le faux et usage des faux, des criminels et des pilleurs. Nombreux d’entre eux font la belle vie et  jouissent de l’impunité et de la corruption actives qui minent la crédibilité du Congo et qui empêche tout effort de développement dans ce pays.

Les congolais sont aujourd’hui condamnés à un calvaire sans fin. Leur pays a beaucoup régressé et continue à régresser au vu et au su de tous. Face à ces injustices, au cynisme et à la politique de deux poids deux mesures pratiquées par les gouvernants, la population congolaise doit s’unir pour sauvegarder l’avenir de leur pays. Elle doit se mobiliser comme un seul homme comme lors de la Conférence Nationale Souveraine pour mettre un terme à ces pratiques criminelles qui élisent domicile dans notre pays et qui font que chaque jour qui passe constitue un jour d’humiliation et de souffrance de plus pour les plus démunis d’entre nous.

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