Lancement des opérations Kimia II au Sud Kivu dès ce dimanche
Sauf changement de dernière minute, les opérations Kimia II seront lancées, ce dimanche 11 juillet dans la province du Sud-Kivu. Cette annonce a été faite jeudi
dernier par le chef d’état-major des FARDC, le général Didier Etumba, lors d’un point de presse à Bukavu.
Jusqu’ici, les troupes des opérations Kimia II étaient en phase de positionnement et se limitaient à répondre aux attaques FDLR. Elles passent maintenant à la phase active de la
traque, rapporte radiookapi.net
Le général Didier Etumba a également indiqué que la protection des civils sera garantie et prioritaire lors de ces opérations.
Avant de préciser : « Ce lancement a posé problème au niveau de la communauté nationale. Certains Congolais et même des étrangers vivant chez nous ont soupçonné que les opérations ne devaient pas
être lancées, il fallait nécessairement des garanties pour la protection de la population, mais la majorité des populations congolaises pensent que le moment était venu pour qu’enfin on en
finisse avec les FDLR. Pour déclencher ces opérations que nous allons lancer au plus tard ce dimanche, nous avons donc envisagé toutes une série de mesures pour protéger cette population. La
protection de la population pour les FARDC est un devoir sacré ».
La veille de la déclaration du chef d’état-major des FARDC, il s’est déroulé, à la Place Mulamba dans la commune Banda de Bukavu, la cérémonie officielle de clôture des opérations de
désengagement et d’intégration des douze groupes armés. Plus de 3.000 combattants sont passés par le processus d’intégration lancé il y a plus de trois mois dans 3 sites différents, à savoir le
centre de regroupement de Lubero, celui de Kaleki et enfin celui de Baraka en territoire de Fizi.
A cette occasion, l’état-major de l’armée a lancé un communiqué, dans lequel les FARDC considèrent comme « ennemi de la paix et du peuple congolais tout groupe armé qui ne respectera pas sa
décision de fin d’hostilités de désarmement et d’intégration des groupes armés et mouvements politico-militaires, signé à Goma, chef lieu du Nord Kivu, le 18 avril 2009 ».
Pour Raia Mutable, Zabulon et Shikoku, trois chefs de groupes armés du Sud-Kivu, c’est depuis mars 2009 qu’ils ont arrêté les hostilités de façon définitive dans cette province en vue de leur
intégration dans le processus de la paix. Aujourd’hui, lorsqu’on dresse le bilan, on peut dire que le chemin le plus difficile a été parcouru, parce que plus de 3.000 hommes ont été intégrés dans
l’armée et d’autres démobilisés. « C’est dire qu’aujourd’hui, la paix est plus proche de nous qu’au moment où on avait commencé ce processus », comme l’a dit l’abbé Jean-Bosco Bahamas, rapporteur
du Comité national de Suivi des Accord de paix de Goma.
(TN/Yes)
E. S. & Joëlle Nyota/Le Potentiel
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