Kinshasa va-t-il damer le pion à Kigali? L'US Africom, la force américaine d'intervention sur le continent africain reste hébergée à Stuttgart en Allemagne, en
attendant un pays d'accueil sur le continent africain. Entretemps les Américains mettent les bouchées doubles pour trouver un pays d'accueil: après avoir essuyé un refus de la part de l'Algérie
en 2007 et de tous les pays disposant d'infrastructures pour l'accueillir, l'administration Bush s'était tournée vers le Rwanda qui a accordé une base militaire au Bugesera. Apparemment l'Oncle
Sam qui n'est jamais content que lorsqu'il est assis sur l'or, lorgne actuellement sur la RDC:coopération nucléaire par-ci, coopération militaire par-là, rien n'est trop beau pour les yeux de
Chimène! Le Congo avec ses immenses richesses s'apprête-t-il à tomber sous le charme? En tous cas il en a besoin pour échapper à l'emprise du Rwanda sur sa partie orientale! De Charybde en
Scylla! Pour le Congo, mieux vaut avoir à faire à Dieu lui-même qu'à ses Saints.
A propos de l'AFRICOM
Le Commandement Militaire des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique
Le 6 février 2007, le Président Bush et le Secrétaire de la Défense Robert Gates ont annoncé la création du Commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique
pour l’Afrique
(USAFRICOM). Cette décision a marqué la fin d’un processus
de dix ans de réflexion dans le Département de la Défense (DoD) des Etats-Unis et représente l'importance stratégique de l'Afrique, et de la paix et de la stabilité sur le continent pour les
Africains aussi bien que pour les États-Unis et la communauté internationale. Cependant la structure des commandements régionaux du Département de la Défense divisait les rapports militaires
avec les pays africains entre trois état-majeurs différents. La création du Commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique permet au DoD d'améliorer la gestion de ses
ressources pour mieux soutenir les initiatives américaines qui aident les pays africaines, l'union africaine, et les communautés économiques régionales. Il donne également aux nations
africaines et aux organisations régionales un point intégré de coordination avec le DoD pour mieux communiquer leurs besoins sécuritaires.
Un autre genre de commandement
Les concepteurs du Commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique comprenaient les rapports importants entre la sécurité, le développement, la
diplomatie et la prospérité en Afrique. Par conséquence, le Commandement militaire des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique, ou l'AFRICOM, a adopté une structure des effectifs très intégrée,
une structure qui inclut une représentation important de personnel venant du Département de l'Etat, de l'USAID, et d'autres agences gouvernementales américains qui travaillent avec l’Afrique.
Le commandement cherchera également à incorporer des représentants des nations partenaires et des organisations humanitaires, venant d'Afrique et d’ailleurs, au sein de son état majeur pour
travailler avec leurs homologues américains vers des buts communs.
La Mission du Commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique
Le Commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique, en association avec d'autres agences gouvernementaux des États-Unis et des partenaires internationaux,
conduit des engagements sécuritaires soutenu à travers des programmes militaire-à-militaires, des activités organisé par des forces militaires, et d'autres opérations militaires selon la
direction des ces supérieurs pour favoriser un environnement africain stable et sur à l'appui à la politique étrangère des États-Unis. Approuvé par le secrétaire de la défense, mai 2008
Améliorer les capacités sécuritaires de ses partenaires
La création du Commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique ne signifie pas que les forces militaires des États-Unis prendront un rôle principale dans
les questions de sécurité sur le continent africain, ni établiront des grands bases ou des concentrations importants de troupes. Plutôt, le Commandement pour l’Afrique est un état majeur avec
la responsabilité de coordonner et de gérer des programmes qui permettra aux gouvernements africains et aux organisations régionaux, tels que l’African Standby Force, d'avoir des plus grandes
capacités sécuritaires et de pouvoir répondre en période du besoin. Le Commandement pour l’Afrique continuera les activités de coopération de sécurité déjà en cours, et pourra mieux
coordonner l'appui américain avec le DoD et avec d'autres agences gouvernementales américaines pour rendre ces activités plus efficaces.
La Présence
Le Commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique sera basé à Stuttgart en Allemagne. Il hérite une présence petite mais significative sur le continent
africain y compris le Camp Lemonier Au Djibouti et du personnels affectés aux ambassades et aux missions diplomatiques américaines dans de nombreux pays africains. Cette présence sers à
coordonnera les relations de militaires-à-militaires entre les Etats-Unis et 53 pays africains, ainsi que les organisations de défense et de sécurité africaines. Une présence additionnelle
sur le continent n’aura lieu qu’après la négociation des accords diplomatiques avec des pays d'accueil potentiels.
L’Avenir
Établi en octobre 2007, le commandement a d’abord eu pour objectif de créer une organisation dévouée aux partenariats de long terme. A partir d’octobre 2008, le
Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique se concentrera sur la gestion des centaines d'activités héritées des trois commandements régionaux qui ont précédemment coordonné les
relations militaires des États-Unis en Afrique.
Réchauffement de l’axe Kinshasa–Washington avec la signature d’un protocole de coopération militaire entre la RDC et les USA
Kinshasa, 20/06/2009 / Politique
Un protocole de coopération militaire vient d’être signé vendredi à Kinshasa entre la RDC et les Etats-Unis d’Amérique au terme duquel le gouvernement
américain s’engage à former des forces d’intervention rapide au bénéfice des partenaires congolais
Les Etats-Unis viennent de signer un protocole de coopération militaire avec la RDC. La signature est intervenue vendredi entre le ministre congolais des Affaires
étrangères et le chargé d’affaires de l’ambassade des USA au Congo. Washington a pris l’engagement de former des forces d’intervention rapides au pays de Patrice Emery Lumumba. Cet engagement
tombe à point nommé en ce moment où le pays se trouve confronté à la traque des Fdlr. De cette question dépend la survie de toute la région des Grands lacs africains. Mais le mode opératoire de
la rébellion rwandaise pose un sérieux problème aux forces congolaises de sécurité. Il leur faut un recyclage, un reconditionnement et de nouvelles techniques d’approche.
Il y a déjà longtemps que la Belgique s’est mise à l’ouvrage. C’est dans l’enceinte de la défunte EFO de Kananga que ce pays s’évertue à former des forces
spéciales en RDC. De son côté, la France vient de se signaler au niveau de la Police nationale congolaise. Elle a doté cette dernière de tout le matériel indiqué pour monter une police
scientifique moderne.
Ainsi, au sein de la traditionnelle troïka, très célèbre durant la première moitié des années 1990, seuls les Usa traînaient le pas. Pourtant, le pays de l’oncle
Sam tient tant à renouer avec un Congo fort, gage de la stabilité pour l’Afrique centrale. Après le fourvoiement des administrations précédentes sur la question, celle d’Obama veut renouer avec
la tradition. Celle-ci a fait du Congo le fer de lance de l’équilibre géostratégique continental en son temps.
Mais l’administration Clinton en a malheureusement décidé autrement un matin de son mandat. Trouvant le Congo trop grand et complètement désarticulé, la Maison
Blanche avait décidé de déplacer le centre de gravité de la stabilité régionale. L’on a vu par conséquent émerger un nouveau leadership d’abord piloté par l’Ouganda, pour enfin échoir à Kigali.
Seulement, le naturel a été trop têtu, pour perdre totalement la partie. Il est, contre et malgré le coup de tête de certains dirigeants yankees, revenu au galop.
La pression intérieure – surtout démographique – des petits espaces élus par Washington, n’a pas permis au rêve clintonien de connaître de vieux jours. A peine
élu, et bien avant cette échéance, Barack Obama a cru utile de revoir les choses. Un baratin en règle s’est aussitôt observé entre son pays et Kinshasa. Le point d’orgue a été atteint avec
l’aparté entre Joseph Kabila et Susan Rice à la faveur de la visite des membres du Conseil de sécurité de l’ONU au Congo.
Signaux indicatifs
En résumé, il était attendu du numéro un congolais des signaux forts en vue de mettre en branle un nouveau partenariat. Il fallait entre autre accepter
d’accueillir Africom, cette structure militaire des Usa pour l’Afrique, sur le sol congolais. Le Congo officiel, n’était pas très chaud avec la position. On en était donc là, lorsque le dégel
est venu de façon vraiment inattendue. Pas que Kinshasa a accepté d’accorder son hospitalité à Africom.
Mais un pas significatif a été fait entre le Palais de la Nation et la Maison Blanche. A en croire le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, le nouvel
engagement de son pays fait suite à une demande formulée par le Président Kabila. C’est tout dit. Pour le reste, il ne sera pas étonnant de voir les choses s’accélérer plus vite qu’on ne
pense.
(DN/PKF/Yes)
Le Palmarès
Last edited: 20/06/2009 17:44:39