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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Un africain à la tête du Fonds Monétaire International?

20 Mai 2011 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Ressources et environnement

Source: Afrique Avenir

Après l’annonce hier matin de la démission de Dominique Strauss-Kahn et sa détention dans une prison de New-York pour une affaire de mœurs, les spéculations se sont accélérées quant à la succession à la tête du Fonds Monétaire International (FMI).

Le désormais ex-patron du FMI a informé hier le Conseil d’administration du Fonds de son intention de démissionner de son poste de directeur général avec effet immédiat, selon un communiqué de l’institution. Le ministre sud-africain des Finances a proposé que le nouveau directeur général soit issu d'un pays en développement. Le Sud-Africain Trevor Manuel figure parmi ces derniers.

L’Afrique du Sud avance une candidature au poste vacant

Tandis que tout le monde s’interroge sur le successeur de Strauss-Kahn à la tête de l’institution, plusieurs noms sont avancés. Parmi ceux-ci M. Trevor Manuel, Chef de la Commission Afrique du Sud de la planification nationale, à qui il est reconnu le mérite d’avoir réduit de moitié le niveau d’endettement de son pays et l’introduction d’une politique qui a contribué à surmonter la crise financière.

Ce candidat apporterait une perspective nouvelle qui assurera que les intérêts de tous les pays, développés comme en développement, sont pleinement reflétés dans les opérations et politiques du FMI. Un tel choix permettrait de refléter les changements dans le monde selon les partisans de cette candidature. Les pays en développement, notamment africains, souhaitent à l'avenir être mieux représentés au sein des instances dirigeantes du FMI, comme le souhaitait DSK lui-même.

La nouvelle donne économique mondiale pourrait bouleverser la succession au FMI

Le Conseil d’administration du FMI devra donc se prononcer sous peu sur la procédure pour la désignation d’un nouveau directeur général. Depuis leur création, une règle informelle régit les nominations à la tête du FMI, qui veut qu’un Européen dirige le FMI tandis qu’un américain soit à la tête de la Banque mondiale.

Cette tradition est remise en cause avec la montée en puissance sur la scène économique internationale d’un grand nombre de pays émergents qui critiquent cette emprise que se partagent Européens et Américains à la tête de ces deux institutions internationales.

Dénonçant ce statu quo, les pays émergents soutiennent, en effet, que les candidats ne devaient pas être choisis en fonction de leur nationalité, mais uniquement dans le cadre d’un processus ouvert basé sur les compétences et le mérite.

Les BRICs demandent un directeur issu de leurs rangs

Plusieurs de ces pays, dont notamment le Brésil et la Chine, se sont élevés cette semaine pour dire haut et fort qu’il était temps de mettre fin à ce « gentleman’s agreement » qui dure depuis 65 années.

Lors des réunions semestrielles des institutions de Bretton Woods, le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, qui s’exprimait au nom du groupe de pays en développement qu’il représente au Comité Monétaire et Financier International (CMFI) du FMI, organe directeur du Fonds, avait appelé à plusieurs reprises à la mise en place d’un processus ouvert et transparent de sélection du directeur général, et l’engagement d’efforts plus décisifs pour prendre en charge les questions de diversité.

 

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