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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Sosthène Munyemana remporte une manche

10 Novembre 2011 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

Source: Sud-Ouest


Le tribunal de Bordeaux a jugé que la manifestation devant l'hôpital en janvier 2010 avait porté atteinte à la présomption d'innocence de l'urgentiste.

Le docteur Sosthène Munyemana qui travaille aux urgences de l'hôpital Saint-Cyr, accusé d'avoir participé au génocide rwandais en 1994, a gagné son procès qu'il avait intenté contre l'association Cauri, le collectif girondin. Hier, le tribunal de grande instance de Bordeaux a jugé que la présomption d'innocence du médecin n'avait pas été respectée au cours d'une manifestation organisée par le collectif, devant les grilles de l'hôpital de Villeneuve, le 30 janvier 2010.

Les magistrats bordelais ont estimé que les pancartes et banderoles brandies, sur lesquelles étaient inscrits « Pas d'asile pour le génocidaires » ou « Pas d'impunité pour les génocidaires », ainsi que les tracts distribués et les propos tenus dans ces colonnes par les manifestants allaient donc à l'encontre de la législation sur la présomption d'innocence.


Procès équitable

« La protection de la présomption d'innocence se trouve être une exigence fondamentale de nature à garantir l'exercice d'une véritable défense dans un procès pénal pour en conserver le caractère équitable. Or, en l'espèce, la notion même de procès équitable est remise en cause par la durée exceptionnelle qui s'est écoulée entre les faits imputés au demandeur et le jugement définitif de ces faits. Les publications au sujet des faits, exceptionnels par leur horreur, qui se sont déroulés au Rwanda, restent soumises au principe de la présomption d'innocence, alors même que les exigences de vérité et celles des historiens justifieraient que la justice puisse enfin se prononcer sur l'imputabilité de ces faits », indique le tribunal dans son jugement qui condamne l'association à payer les frais de justice du plaignant (1 500 €) et à s'acquitter d'une publication judiciaire.


« Contexte passionnel »

Joint hier soir, l'urgentiste rwandais s'est réjoui de cette décision. « Je dois féliciter la justice qui a su distinguer les choses malgré le contexte passionnel de cette affaire ». Sosthène Munyemana, qui a toujours clamé son innocence depuis qu'une première plainte a été déposée contre lui en 1995, attend aujourd'hui que la justice fasse « toute la lumière sur le fond de cette affaire ».

Le médecin villeneuvois se dit « parfaitement serein ». En dépit des accusations graves qui pèsent contre lui, d'un rapport publié par African Rights et d'une fiche Interpol, Sosthène Munyemana n'a jamais été mis en examen. A ce jour, il a été seulement entendu à titre de témoin assisté par un juge d'instruction. Enfin, en octobre 2010, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux avait rejeté sa demande d'extradition.

Villeneuve-sur-Lot · Lot-et-Garonne · justice

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CESAR 11/11/2011 15:08



Dans l'Affaire Munyemana, les excroissances françaises du FPR opérant en France au profit du régime monoéthnique de Kagame ont oublié que la France est un Etat de droit  et que
toute pression de quelque nature que ce soit faite sur les juges français par les amis de Kagame, furent-ils les présidants etc. est inopérante. Elles ont cru que leur tapage médiatique
à grande échelle contre Docteur Munyemana, la promesse faite par le président français à son ami Kagame en janvier 2010 ici à Kigali et la mise en jeu des relations en tous genres dont elles
disposent dans leur système allaient produire des effets escomptés à savoir le licenciement immédiat de l'intéressé, l'unique but recherché. Leur funeste entreprise
a échoué. Leur condamanation est un premeir pas relativement au respect des droits fondamentaux de certains Hutu Rwandais qui ont trouvé refuge en France. Il faut
espèrer que la condamnation du groupe Gauthier par la justice française et l'échec cuisant de couple Gauthier dans ses agissements négatifs contre Munyemana et
autres serviront d'exemple à d'autres groupiscules opérant en France pour nuir certains Hutu Rwandais figurant sur la liste qui a été établie par les kleptocrates
qui régnent en maître ici au Rwanda et dont les amis français de Kagame en sont en possession. L'accès à la Justice est la seule arme dont dispose les pauvres Hutu
Rwandais vivant dans les pays dits de droit. Cette arme est plus efficace que tout autre moyen contre les experts en nuisance contre les paisibles demandeurs et refugiés politiques hutu
rwandais.Désormais tout Rwandais injurié, diffamé ou calomnié par le couple Guathier et le groupe Gauthier devra uliser utilement cette arme. C'est la passivité et l'inertie des victimes des
méfaits du couple Gauthier qui ont encourgé et encouragent celui-ci à persister dans ses agissements néfastes. Il est encore temps de le stopper définitivement et ses maîtres de Kigali ne
pourront rien faire. Leurs chantages à l'endroit de la France vont sous peu prendre définivemen fin. Les victimes tutsi sont devenues en fonds de commerce pour Kagame et les
siens. Force est de constater que ce fonds n'a plus de valeur. L'espérance de vie des mensonges et surpercheries est très courte. Le monde entier connaît désormais la vraie
biographie de Kagame de sorte qu'il ne peut plus mentir qui que se soit. Ses maîtres le lêcheront et tombera comme une calebasse en bois. C'est une question de temps et il en
est conscient.