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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

RDC – 4 prêtres, 2 religieuses et 1 frère arrêtés lors de la « marche des chrétiens »

17 Février 2012 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

Source: Direct CD

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Réprimée dans la brutalité, la marche pacifique des chrétiens a encore une fois causé des dégâts parmi les manifestants. Selon Abbé François Luyeye, l’un des organisateurs de la marche que Le Phare a eu au téléphone, le bilan est lourd. Mais, il reste encore partiel et sectoriel parce que ne concernant que quelques paroisses de la capitale dont le point de chute de la marche qui était Saint Joseph de Matonge, dans la commune de Kalamu.


Quatre prêtres, deux religieuses et un frère aux arrêts

Parmi les 4 prêtres arrêtés, 2 appartiennent au Centre pastoral Lindonge en l’occurrence les abbés Bernard OKALEMA et Placide MUBAYI, ainsi que l’abbé Jean MATITI et père Guy respectivement de la paroisse Saint Jean Apôtre du quartier Debonhomme à Matete et de la paroisse Saint André dans la commune de Kinshasa.

Quant aux deux religieuses, on n’a pas jusque là de précision sur leurs couvents d’appartenance.
Pour ce qui est du frère José BOLA de l’Economat de l’Eglise, il venait d’être relâché quelques temps après notre entretien avec l’abbé François Luyeye.

En dehors de ces cas, on a aussi noté le cas d’un fidèle de la paroisse St Augustin à Lemba dont on a broyé la jambe par des jeunes délinquants opérant avec des armes blanches, communément appelés «kuluna ».
On ne peut passer sous silence le cas d’une religieuse qui a eu de sérieux ennuis à cause du gaz lacrymogène lui lancé en face.


Deux gros obstacles sur le chemin de St Joseph

En ce qui concerne le déroulement de la marche proprement dite, il convient de noter que le mot d’ordre a été bien respecté par les fidèles catholiques et autres chrétiens et croyants soucieux de la vérité et du changement que la majorité des compatriotes appelle de tous leurs voeux.

Le premier obstacle s’est présenté sous la forme des barrières érigées partout, principalement aux alentours de chaque paroisse par des éléments de la police et autres services spécialisés.

La consigne était de ne pas laisser les manifestants les franchir en vue de progresser vers le point de chute qui était la paroisse St Joseph de Matonge.

Ici, tous les moyens étaient permis pour ceux qui géraient lesdits barrières dans le but d’empêcher les chrétiens d’exprimer leur refus ou mieux rejet des résultats des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 publiés par la Ceni, et la démission du bureau de cette institution d’appui à la démocratie.
Le deuxième obstacle était la séquestration des chrétiens dans l’enceinte de leurs paroisses de peur qu’ils ne sortent pour cheminer vers le point de chute. C’est le cas des paroisses St Augustin et St Benoît, toutes installées dans la commune de Lemba.


Violation des lieux de culte

Hormis la répression d’une manifestation pacifique garantie par la Constitution, les éléments de la police nationale dépêchés à la paroisse St Joseph ont aussi bafoué cette même loi fondamentale en s’introduisant dans la cour de l’église où ils ont lancé des lacrymogènes aux mamans qui priaient dans la grotte mariale.
Ce en sus de la séquestration de tous les fidèles qui s’y trouvaient.

Pendant ce temps, quelques groupes de chrétiens qui avaient réussi à atteindre St Joseph se sont vus interdits d’accès à ce point de chute où un message devait leur être livré par les organisateurs. Face à ce mur des policiers, les chrétiens n’avaient d’autre alternative que de se mettre à chanter des cantiques religieux, conformément à la consigne reçue dans l’espoir que les choses pouvaient changer.

De leur part, les organisateurs ont saisi la Monusco de la situation de séquestration dont les fidèles de St Joseph étaient victimes. C’est vers 11h00 que les casques bleus onusiens se sont présentés à Matonge. Après un entretien avec les hommes en uniforme du gouvernement congolais, ils obtiendront la libération des « otages ». De même, les éléments de la Monusco ont pris langue avec les chrétiens qui étaient dehors sur’ qui on jetait des temps en temps des lacrymogènes, pour les dissuader de rentrer.

Dans les heures ou jours qui viennent, les organisateurs se réuniront pour faire le point de la situation et fixer les chrétiens et l’ensemble du peuple sur la suite des événements.

Dom

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