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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

OUGANDA/RCA - L’ARMEE OUGANDAISE DETRUIT LA BASE CENTRAFRICAINE D’UN REBELLE RECHERCHE PAR LA CPI

2 Septembre 2012 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Actualités

Agence Hirondelle

Arusha, 1er septembre 2012 (FH) – L’armée ougandaise a détruit sur le territoire centrafricain la base de Dominic Ongwen, un des quatre rebelles ougandais recherchés par la Cour pénale internationale (CPI), rapporte Ndeke Luka, une radio centrafricaine.

L’attaque a eu lieu le 24 août dans la préfecture du Haut Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, a précisé la radio, citant le Colonel Milton Katarinyebwa, commandant du contingent ougandais en RCA.

L’officier a par ailleurs démenti  les informations selon lesquelles ce membre du commandement de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) aurait été tué dans l’attaque.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI en 2005, Dominic Ongwen est poursuivi pour  trois chefs de crimes contre l’humanité (meurtre, réduction en esclavage, actes inhumains causant de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique) et quatre chefs de crimes de guerre (meurtre, traitements cruels à l’encontre de civils, attaque intentionnelle contre une population civile, pillage).

Les soldats centrafricains, ougandais et américains installés à Obo, dans le Haut Mbomou, traquent depuis plusieurs mois les chefs de la LRA parmi lesquels Ongwen et le leader charismatique du mouvement Joseph Kony, également recherché par la justice internationale.

Les troupes ougandaises sont arrivées dans la région en 2009, rejointes par les Américains en décembre 2011.
Formée en 1986 dans le nord de l’Ouganda, pour s’opposer à la prise du pouvoir par Yoweri Museveni, la LRA s’est rendue coupable des pires exactions, dont l’enlèvement de milliers d’enfants contraints à combattre.

Suite aux mandats émis par la Cour, les chefs de la LRA avaient accepté de négocier et annoncé la cessation des combats en août 2006. Mais faute d’accord, les exactions reprenaient en décembre 2008, cette fois en République démocratique du Congo, en Centrafrique et au Sud Soudan.

ER/GF

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