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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

On n'a pas arrêté Ntaganda, mais on veut Mudacumura

16 Mai 2012 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

    CPI/RDC: Demande de mandat d'arrêt contre le Commandant des FDLR

    Source: Agence Hirondelle

    La Haye, 15 mai 2012 (FH) – Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé aux juges d’émettre un mandat d’arrêt contre le commandant des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2009 et 2010, au nord et au sud Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    C’est la seconde demande concernant un membre de cette milice, dont certains membres sont accusés de participation au génocide des Tutsis de 1994. Le procureur poursuit aussi Callixte Mbarushimana, Secrétaire général du mouvement. En décembre, les juges avaient cependant refusé de retenir les charges portées contre lui par le procureur, dans un dossier jugé trop faible. L’appel est en cours.

    Luis Moreno Ocampo a aussi demandé aux juges d’élargir le mandat d’arrêt dressé contre Bosco Ntaganda à des crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003, dans l’est de la RDC. L’ex-chef du Congrès national du peuple (CNDP), enrôlé dans l’armée régulière suite aux accords de 2009, était jusqu’ici poursuivi pour le seul enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans ses troupes. Le procureur souhaite qu’il réponde aussi de crimes contre l’humanité. Le général Bosco Ntaganda n’a jamais été arrêté par Kinshasa, mais fin avril, ses hommes se sont mutinés contre l’armée régulière.

    Dans un communiqué, le procureur estime que « cette demande publique d’émission de mandats d’arrêt peut contribuer à la démobilisation de ceux qui obéissent aux ordres de Ntaganda et Mudacumura. Ils peuvent eux-mêmes arrêter leurs leaders et démobiliser », affirme-t-il. Il estime en outre que « c’est une occasion pour les forces armées de la RDC et du Rwanda de clarifier leurs méthodes et de transformer une opération militaire en une opération d’arrestation ».

    SM/ER/GF

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