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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Le Rwanda soutient toujours le M23

4 Juillet 2013 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Actualités

Face aux nouvelles menaces des rebelles pro-rwandais, Goma verrouillée !

Source: Le Forum des as

Depuis que les rebelles du M23 ont occupé la bourgade de Munigi à quelque 10 km de Goma avec un armement lourd, c'est la psychose totale dans la ville volcanique. La population y vit la peur au ventre à cause des menaces de l'imminence d'une attaque de ces rebelles pro-rwandais comme ce fut le cas en novembre de l'année dernière. Panique totale. Ce qui a poussé le porte-parole de la Monusco basé à Goma, le colonel Abdoul N'Diaye à sortir du bois pour tonner et rassurer la population.    

     Il soutient que cette fois-ci le M23 n'atteindra jamais Goma. Jamais, parole de militaire. Pourquoi? Deux raisons. La première est que la Brigade d'intervention de la Monusco qui y est déjà opérationnelle a mis un dispositif musclé pour la défense de la ville, de l'intérieur. Ensuite un verrou infranchissable autour de la ville mis au point toujours par le commandement de la Brigade.

     Deuxièmement, côté Fardc, on a tiré les leçons de la défaite de novembre de l'an dernier avec la chute de la ville. L'armée nationale s'est beaucoup améliorée et renforcée en tirant les leçons de la prise de la ville qu'elle est en mesure de la faire sur le plan opérationnel. Les Fardc disposent des atouts pour éviter les erreurs du passé et protéger Goma comme il se doit.

     Elles sont en mesure de le faire par elles-mêmes et s'y sont préparées, paroles du colonel Abdoul N'Diaye, porte-parole de la Monusco au Nord-Kivu qui a bien voulu rappelé que la mission de la Brigade d'intervention n'est pas seulement de défendre la ville de Goma mais elle consiste à aller traquer les forces négatives dans tous leurs bastions. Ses propos, sur les capacités opérationnelles des Fardc basées à Goma rencontrent ceux tenus la semaine dernière par le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des Fardc au Nord-Kivu lorsque le M23 s'est positionné à Munigi, 10 km de Goma.

     Il a dit qu'ils n'atteindront jamais la capitale provinciale. Le M23 le sait certainement. Raison pour laquelle, il préfère harceler la pauvre population aux environs de Goma. Tout cela puisqu'ils savent que la Brigade ne passerait pas à l'attaque tant qu'ils seront présents à la table des négociations à Kampala. Il s'agit d'une disposition contradictoire découlant du fait que la Communauté internationale a opté pour la voie du dialogue entre le Gouvernement congolais et le M23.

     Mais, est-il besoin de rappeler que ce dernier abuser de ce cessez-le -feu de fait. Car toutes les informations se recoupent  et établissent que le M23 est en train de renforcer ses positions autour de Goma. Eux qui sont à la table des négociations à Kampala, comment se sont-ils retrouvés à Munigi, à 10km de Goma avec un armement lourd? Cette présence à un jet de pierres de la ville volcanique donne des insomnies à la population.

LE RWANDA CONTINUE A SOUTENIR LE M23

     Celle-ci du reste n'a jamais accepté l'option du dialogue avec un mouvement qui met en œuvre l'agenda des pays étrangers comme par exemple le Rwanda dont la doctrine est d'obtenir l'autonomisation de la partie occupée par le M23 à son profit. Pour la population, le Rwanda continue à apporter soutien au M23 qu'il n'a jamais lâché. Ils ont raison car si tel n'était pas le cas, le Président américain Barack Obama n'aurait pas demandé à partir de la Tanzanie le mardi dernier aux voisins de la Rdc de cesser de soutenir financièrement les groupes armés en RDC.

     Ces voisins que Obama connaît bien mais qu'il n'a pas voulu citer pour des raisons qui lui sont propres sont indiscutablement le Rwanda en premier lieu et l'Ouganda dans une moindre mesure. Obama sait pertinnement bien que le Rwanda continue à soutenir le M23. Au début de cette année, il avait appelé au téléphoné le dirigeant rwandais Paul Kagame pour l'enjoindre de cesser son soutien au M23 car tout soutien à ce mouvement rebelle contribue à la déstabilisation de l'Est de la Rdc.

     L'information de cette conversation entre Barack Obama et Paul Kagame était confirmée dans un communiqué officiel de la Maison Blanche. Ces voisins dont le Président américain parle à Jakaya Kikwete sont d'abord le Rwanda qui continue à violer l'Accord-cadre en continuant son soutien au M23 qui contribue à l déstabilisation de l'Est de la Rdc.

     On ne sait pas pourquoi le Rwanda qui cause des misères aux populations de s'est de la Rdc par le biais de rebelles du M23 qui sont auteurs des exactions indicibles continuent à bénéficier d'une certaine compréhension dans la Communauté internationale. Celle-ci n'a jamais pris de sanctions à son encontre pour son activisme dans l'est de la Rdc par le M23 interposé.

      Le dernier rapport des experts de l'Onu publié cette semaine est clair à ce sujet. Kigali continue à soutenir le M23 mais dans une mesure réduite. Quant au M23, le rapport indique qu'après le départ des hommes de Ntaganda, le mouvement ne compte plus en tout que 1.500 éléments, soit seulement 2 bataillons.

     Trop peu pour résister à un éventuel assaut que ce soit de la part des Fardc requinquées comme l'a expliqué le colonel Abdoul N'Diaye, porte-parole de la Monusco au Nord-Kivu; soit de la traque de la Brigade d'intervention. Mais on sait qu'en cas de coup dur, le Rwanda fait toujours intervenir son armée pour aller à la rescousse de ses ouailles du M23. Pour ce qui est des FDLR, le rapport signale que leurs effectifs sont aussi réduits à 1.500 combattants tout en précisant qu'ils ont complètement perdu leur capacité de nuisance.

     En d'autres termes les FDLR ne représentent plus grand-chose sur le plan militaire; Ils ne sont plus une menace. Ce qui fait tomber à l'eau le fonds du commerce du Rwanda qui a utilisé les différentes rébellions tutsi en RDC pour se défendre contre des menaces d'extermination de cette communauté par les FDLR qu'il continue à taxer de génocidaires. Jakaya Kikwete, le Président tanzanien qui avait eu la clairvoyance de conseiller au Président rwandais de négocier avec ces FDLR dans le cadre de la recherche d'une paix globale dans le conflit à l'est de la RDC en avait eu pour son grade. Mais avec le dernier rapport des experts de l'Onu, Kigali perd son prétexte des "génocidaires hutu" des FDLR. Ceux-ci ne représentant plus aucune menace pour son pouvoir.     Kandolo M.

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