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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Félicien Kabuga ne se trouve pas sur le territoire kényan affirme Amos Wako, le Procureur général kényan

30 Septembre 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

Kigali : Le Kenya a insisté sur le fait que Félicien Kabuga, présumé financier du génocide de 1994 au Rwanda, ne se cache pas sur son sol en marge d’une cérémonie de signature d’un Accord d’extradition entre ce pays et le Rwanda.  

Le procureur général du Kenya Amos Wako a dit sans détours que le Kenya a fait ce qu’il aurait pu faire pour traquer Félicien Kabuga, mais toutes les investigations ont montré qu’il n’est pas au Kenya.

« Laissez-moi vous dire que certains des génocidaires qui sont jugés à Arusha ont été arrêtés au Kenya. Nous avons mené des investigations conjointement avec le TPIR et même avec le FBI, mais nous n’avons pas pu localiser Kabuga au Kenya,» a-t-il confié au micro de ARI.

« Nous avons même gelé ses avoirs. Donc le Kenya a fait tout ce qu’il aurait pu faire. Rien n’indique que Kabuga est au Kenya. Kabuga n’est pas au Kenya», a-t-il ajouté.

Amos Wako a indiqué que les enquêtes visant à traquer Félicien Kabuga devraient être recentrées en Belgique où vit son épouse et le reste de sa famille.

Il a rappelé que les revenus tirés de la location de sa propriété et qui ont été gelés par le Kenya étaient transférés en Belgique au nom de la femme de Kabuga, Joséphine Mukazitoni.

Le TPIR estime que Kabuga se cache au Kenya et jouit de la protection de certaines personnes influentes du régime de l’ancien président Daniel Arap Moi, ainsi que de certaines hautes personnalités de l’actuel gouvernement du président Mwai Kibaki.

Le ministre Tharcisse Karugarma, qui représentait le Rwanda au cours de cette cérémonie, a dit que le Kenya est le premier pays de l’Afrique de l’est avec lequel le Rwanda signe ce type d’accord et espère que des traités similaires seront négociés avec d’autres pays de la sous région.  

« La justice est un préalable pour asseoir une société paisible et respectueuse des droits humains. Avec la libre circulation des biens et des personnes dans la communauté de l’Afrique de l’est, il s’avère nécessaire de mettre en place des instruments qui permettent de combattre les crimes transfrontaliers », a déclaré Tharcisse Karugarama.  

«La signature de ce traité témoigne de la confiance qui existe entre nos deux Républiques sœurs. Toute personne qui commet un crime dans l’un de nos deux pays ne peut plus jouir de l’impunité en franchissant la frontière », a-t-il précisé.

Tharcisse Karugarama a rappelé qu’un Accord d’extradition avait été signé entre les deux pays en 1990, mais ses closes ne tiennent pas compte des crimes postérieurs qui se sont manifestés dans la sous région.

Le nouvel Accord s’applique notamment sur le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le blanchiment d’argent et d’autres crimes économiques, les violences sexuelles, etc., des crimes qui n’étaient pas prévus dans l’Accord d’extradition de 1990.

Le procureur général du Kenya Amos Wako a insisté sur la détermination de son pays pour que l’Accord d’extradition qui vient d’être signé ne reste pas sur le papier.

«Je voudrais réaffirmer que le Kenya ne ménagera aucun effort pour aboutir à une application efficace et efficiente de cet Accord historique que nous venons de signer », a-t-il dit.  (Fin).

Source ARI/RNA

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