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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Le FMI offre à la RDCongo un pactole de 600 millions de dollars

13 Septembre 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Ressources et environnement

*Le Fonds monétaire international (FMI) vient de voler au secours de la Rdc, avec une allocation en DTS (droits de tirage spéciaux) d’environ 395 millions, représentant 600 millions de dollars américains. Cette allocation vient renforcer les réserves internationales de change de la Rdc, qui se situent aujourd’hui à 890 millions de dollars américains. Une somme qui représente 7 semaines d’importations. *A la Banque centrale du Congo (BCC), l’actuelle dépréciation du franc congolais est expliquée par un choc permanent d’origine budgétaire. Mais d’ici-là, l’Institution d’émission croit que l’ajustement jouera en faveur du franc congolais.

Une nouvelle, et non des moindres, vient de tomber sur la table de la République démocratique du Congo. Ce pays post-conflit vient de bénéficier d’une allocation du Fonds monétaire international (FMI), d’environ 395 millions de DTS (Droits de tirage spéciaux), représentant 600 millions de dollars américains. Une allocation qui ramène les réserves internationales de change à environ 890 millions de dollars Us. Une somme qui représente au moins sept semaines d’importations au profit des Congolais. Il est du devoir de la Rdc, à travers la BCC, de constituer les réserves de change. C’est un indice de sécurisation du pays en matière de couverture des importations, même si la volonté pour l’Institut d’émission est d’avoir suffisamment de réserves.


Une première depuis 30 ans

Soucieux de renforcer les réserves de ses 186 pays membres, le Fonds monétaire international (FMI) s’est dit prêt à distribuer 250 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS). Une première depuis 30 ans. Pour le FMI, l’octroi de droits de tirage spéciaux, l’unité de compte de l’organisation, avait pour but d’augmenter les réserves des pays émergents et en développement d’environ 100 milliards de dollars. Sur ce total, plus de 18 milliards iront aux pays à faibles revenus, ce qui représente environ 20% de leurs réserves et parfois beaucoup plus que ce qu’ils reçoivent au titre de l’aide internationale et humanitaire. Cette opération avait été décidée à l’occasion du sommet des pays du G20 en avril dernier, en vue d’injecter des liquidités au sein du système financier international au moment où les réserves de change sont fortement sollicitées pour lutter contre la crise. « L’allocation de DTS est une partie essentielle de la réponse du Fonds à la crise mondiale, qui offre un soutien important à ses membres en ces temps difficiles », déclare le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, dans un communiqué.

Pour la première fois dans l’histoire du FMI, les pays développés qui recevront l’essentiel des DTS, car ils détiennent la plus grande partie des droits de vote, seront autorisés à offrir ou à prêter leurs DTS aux pays qui en auraient davantage besoin. Selon des sources au sein de l’organisation, cette possibilité est notamment envisagée par les pays d’Europe occidentale pour venir en aide à leurs voisins d’Europe centrale et orientale.


La BCC a encore vendu 12 millions de dollars Us

A la séance d’adjudication d’hier jeudi 10 septembre 2009, la Banque centrale du Congo, toujours elle, a vendu une somme de 12 millions de dollars Us aux dix banques commerciales, au taux de 843 francs congolais/le dollar Us. « Il n’y a pas eu surenchère, ni des demandes farfelues comme c’était le cas la fois passée. Tout simplement parce que les offres d’achat sont plafonnées aux fonds propres des banques », a indiqué Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, Directeur des services étrangers à la BCC avant de souligner qu’il s’agit d’une nouvelle disposition qui enrichit le cadre qui régit les adjudications. Il a aussi rappelé à l’intention du public la quintessence des mesures harmonisées entre l’Institut d’émission et les banques intervenantes.

« Les banques ont accepté de ne pas souscrire pour un montant qui dépasse son fonds propre, au risque de voir son offre déconsidérée », dit-il, avant de constater qu’aujourd’hui, toutes les banques ont respecté cette obligation, tant du coté du taux de change, qui est du reste défini que du plafonnement des offres d’achat. Il a aussi réitéré son vœu de voir ces opérations se dérouler sans contestations, manœuvres ou tricheries.


Dix banques se sont partagées 12 millions Usd

Dix banques commerciales se sont partagées la bagatelle somme de 12 millions de dollars américains. Il s’agit de la BCDC (2.400 $), City Bank (772.636 $), Raw Bank (193.159 $), BIAC (1.158.954 $), Stambic Bank (1.931.590 $), BIC (1.583.903 $), FiBank (1.216.901 $), Solidaire Bank (1.236.217 $), TMB (154.527 $) et Access Bank (1.352.113 $). Deux banques n’ont pas présenté leurs offres, en l’occurrence la Banque congolaise et Ecobank, tandis que Afriland et Procredit Bank, l’ont fait à un taux élevé.

Comme on peut bien le constater, la vente des devises est un instrument de politique monétaire, mais cet instrument n’est pas utilisé par toutes les banques de manière systématique. « Généralement, on vend la devise pour faire face à une contraction de l’offre des devises », a indiqué Déogratias Mutombo, tout en affirmant que le pays a connu un problème à la suite de la crise financière internationale. Et ceci est qualifié de « choc occasionnel exogène ».


Au parallèle : le taux est à 846 Fc/1 dollar Us

Aujourd’hui sur le marché parallèle, le dollar s’échange à 846 Francs congolais/le dollar, pendant que la BCC affiche un taux de 840 FC/le dollar. Pour l’Institut d’émission, la dépréciation du franc congolais est expliquée par un choc permanent d’origine budgétaire. « Nous pensons que d’ici là, l’ajustement pourra jouer en faveur du Franc congolais.

Donc, l’instrument traditionnel pour nous, c’est le billet de trésorerie », a expliqué D. Mutombo, avant de révéler que mercredi 09 septembre dernier, les banques sont venues investir dans les billets de trésorerie (BTR), pour 52 milliards et hier jeudi, elle a vendu 12 millions $, ce qui représente au moins 10 milliards de francs congolais ponctionnés. L’objectif de tout ceci, est de réguler la liquidité monétaire pour rétablir l’équilibre. Mais la vente des devises n’est pas un instrument systématique.

L’Avenir

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