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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Les maï-maï attendent leur intégration dans les FARDC

27 Août 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Actualités

Les responsables de l’ex-groupe armé Kifuafua demandent à la hiérarchie militaire des FARDC d’envisager très rapidement l’intégration inconditionnelle de leurs combattants. Plus de 1.700 éléments de Kifuafua, basés dans le territoire de Walikale, attendent depuis plus de 4 mois, rapporte radiookapi.net


Les dirigeants de ce mouvement l’ont fait savoir dans une lettre ouverte datée du 20 août, adressée au commandant des opérations Kimia II. Selon eux, c’est depuis le 30 janvier dernier que tous leurs combattants ont été mis à la disposition de l’état major général des FARDC pour leur intégration. Ils révèlent qu’au moins 1.734 combattants portant 1.318 armes basés dans les secteurs de Hombo, Musenge, Mianga et d’autres localités en groupement Waloa Loanda, ont attendu en vain durant 4 mois, leur intégration au sein des FARDC. Pourtant, indique le secrétaire général de Kifuafua, Didier Bitaki, les éléments de ce mouvement sont utilisés dans les opérations en cours de traque contre les FDLR. « L’intégration n’a pas encore été effective. Ces combattants ne bénéficient de rien, alors que leurs collègues avec lesquels ils travaillent, bénéficient de tout. On les appelle des non-intégrés. Ils sont non-intégrés pourquoi, alors qu’ils sont à la disposition des FARDC ! », interroge le secrétaire générale de Kifuafua.

De son côté, le porte-parole des opérations Kimia II, le major Sylvain Ekenge, indique que ces ex-combattants doivent suivre le processus normal d’intégration. « Les FARDC n’ont jamais travaillé avec les Maï-Maï Kufuafua. Les portes des FARDC sont grandement ouvertes pour leur intégration. Qu’ils viennent et le centre de brassage se trouve au Sud-Kivu, à Luberizi. S’ils veulent intégrer l’armée, ils n’ont qu’à suivre ce processus là », a déclaré le major Ekenge.

D’après lui, c’est depuis le 20 juillet que le processus d’intégration avait officiellement pris fin au Nord-Kivu. Présentement, cette opération ne se déroule qu’au Sud-Kivu.

Copyright Radio Okapi

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