Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

48 mandats d'arrêt internationaux contre des personnalités de la RDCongo

25 Août 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

 

MISE EN LIGNE 24 AOÛT 2009 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1002 DATÉ 24 AOÛT 2009.
Selon toute vraisemblance, le procureur de la Cour Pénale Internationale avait, dans un premier temps, réclamé que les autorités de R-dC règlent elles-mêmes l'affaire. Sentant des problèmes évidents à Kinshasa, Luis-Moreno Ocampo suggéré dans un courrier qui fait trembler la ville haute que la CPI s’en occupe elle-même. Même si le site Internet de la CPI reste muet... ou discret.

Interrogé par «le Soft International» début 2009 sur les accusations qui lui sont adressées «de servir les intérêts du pouvoir de Kinshasa et d’être au service des grands de ce monde», le procureur de la CPI, Luis-Ocampo Moreno répondait comme suit: «La Cour Pénale Internationale est une institution totalement indépendante des États. Aucun individu, aucun État, ne peuvent empêcher la Cour de faire ses enquêtes ou déterminer de l’orientation des enquêtes que nous menons. En tant que Procureurs, nous travaillons en nous fondant uniquement sur les éléments de preuve recueillis et les responsabilités qui ont été identifiées. Nous poursuivons nos enquêtes et nous examinons l’éventail complet de la criminalité en République centrafricaine comme en République démocratique du Congo et les éléments de preuve réunis permettront de déterminer les accusations futures».

SE DÉDOUANER?
Sur la question s’il envisageait d’entendre les camarades de Jean-Pierre Bemba Gombo et si, dans cette hypothèse, il avait la promesse de coopération des autorités de Kinshasa, le procureur répondait comme suit: «Pour des raisons évidentes de sécurité, nous ne communiquons jamais sur nos témoins, réels ou supposés. L’identité de la plupart des témoins est connue de la défense mais n’a pas été diffusée au grand public. D’une façon générale, dans quelque affaire que ce soit, si nous souhaitons entendre une personne exerçant des fonctions officielles dans un pays, il nous faut solliciter l’assistance judiciaire des autorités concernées. Si l’État requis a ratifié le Statut de Rome, les autorités nationales sont tenues de coopérer avec le Bureau du Procureur. Jusqu’a présent, dans le cadre de nos enquêtes et de notre recueil de tous les éléments de preuve, tant à charge qu’à décharge, et en exécution de l’Accord de coopération signé avec la République démocratique du Congo, nous avons toujours bénéficié de la bonne coopération des autorités congolaises» («Le Soft International», n° 977 daté 19 janvier 2009).

Désormais, on en sait un peu plus: le procureur a donc lancé 48 mandats d’arrêt contre des personnalités de R-dC. Selon toute vraisemblance, le procureur avait, dans un premier temps, réclamé que les autorités règlent elles-mêmes cette affaire. Sentant des problèmes évidents à Kinshasa, Luis-Moreno Ocampo a suggéré que la CPI s’en occupe elle-même.

Selon la ville haute, ces personnalités se recrutent dans le premier cercle de Jean-Pierre Bemba Gombo du temps de la rébellion du MLC mais les mandats de la CPI viseraient aussi des dirigeants de diverses rébellions du RCD des années Makobola et Kasika, de même que celles de la Province Orientale ou du Grand Nord.

Pour d’aucuns, le procureur a surtout bien envie de faire pièce aux accusations selon lesquelles il agirait sur commande et souhaite se faire blanchir pendant que le débat sur l’hypothèse de libération conditionnelle de JPBG fait rage et devient plausible.

ALUNGA MBUWA. lesoftonline.net 24/08/2009

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article