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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Rwanda: augmentation de 17% du budget de la défense pour l'exercice 2009-2010

21 Août 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Actualités

Kigali: Les dépenses budgétaires en 2008-2009 ont été beaucoup plus élevées que prévues à cause de l’opération conjointe des  armées rwandaises et congolaises contre les rebelles hutu rwandais des FDLR, selon le Fonds Monétaire International (FMI).  

D’après un rapport de cette institution internationale, du jeudi 20 août, cette opération baptisée «Umoja Wetu» a coûté au Rwanda 0.2% de son PIB évalué à 3,8 milliards $US par la Banque africaine de développement; soit la bagatelle somme de 7.600.000 $US.

En dépit du retrait des troupes rwandaises de la RDC en 2002, les dépenses militaires sont toujours en nette augmentation dans les budgets publics.

Dans le budget l’année en cours [2009-2010] évalué à plus de 900 milliards des francs rwandais, le montant alloué  à la défense est de 45.6 milliards contre 38.8 milliards en 2008-2009; soit une augmentation de 17%. D’après les projections, la défense engloutira 51.8 milliards en 2010-2011, et 53.9 milliards en 2011-2012.     

Au mois de janvier 2009, Kigali et Kinshasa ont signé un accord jamais rendu public qui a permis à l’armée rwandaise d’intervenir sur le territoire congolais pour traquer les rebelles FDLR installés en RDC depuis la fin du génocide de 1994 auquel certains d’entre eux ont participé.

Dans le prolongement de «Umoja Wetu», l’Opération Kimia II est menée au Sud-Kivu par l’armée congolaise qui n’arrive pas à mettre le groupe FDLR hors d’état de nuire. Le président rwandais Paul Kagame a déjà dit que son pays est prêt à recommencer des opérations conjointes avec la RDC contre ces rebelles qu’il qualifie de génocidaires.

Pour l’instant, aucun élément ne laisse penser que Kinshasa serait d’accord pour réitérer l’expérience. «Umoja Wetu» qui n’avait duré que cinq semaines et ne s’est déroulé qu’au Nord-Kivu a déclenché l’hostilité de l’opinion publique congolaise et une crise politique à Kinshasa.

Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale, qui s’était étonné et qui avait qualifié cette intervention de «très grave » a été écarté du perchoir.

Source: ARI/RNA
 

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