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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Le drame rwandais et le rôle important que certains Belges y ont joué

11 Août 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Histoire - politique



1. RESEAU ZERO et ESCADRONS DE LA MORT

Le Professeur Filip REYNTJENS, le Sénateur Willy KUYPERS, et l'avocat Johan SCHEERS ont individualisé , lors d'une conférence de presse "internationale" , tenue au Senat belge début octobre 1992, et donc longtemps avant l'assassinat du Président HABYARIMANA. et la prise du pouvoir par KAGAME, les présumés responsables des massacres au Rwanda, qui faisaient selon eux partie de l'entourage de Habyarimana et s'étaient organisés dans deux groupes : le Réseau Zéro et Les Escadrons de la Mort. Ils ne voulaient pas entendre du partage du pouvoir……

Il faut savoir que REYNTJENS et Johan SCHEERS sont intervenus comme avocat pour des Rwandais qui ont fait l'objet d'une arrestation après l'invasion du FPR le 1 octobre 1990 pour complicité avec l'ennemi. Pour être complet, un autre avocat belge est également intervenu dans les procès : Eric GILLET, le futur Président de la Fédération Internationale de la ligue des Droits de l'Homme.

J'ai connu le Rwanda à la même époque, mais en tant qu'avocat d'une société privée, la SA UTEXRWA, une usine de textile qui employait 1.500 ouvriers, (17 % de tutsi), et dont la direction est entre les mains d'ex-patriés indiens. Mon correspondant local était un avocat tutsi, qui avait fait également quelques mois de prison fin 1990, et qui m'a expliqué en long et en large le contexte.

L'usine a connu un incendie dans la nuit du 3 au 4 octobre 1990, qui a détruit la moitié de ses installations. .
Après la fixation du dommage, deux dévaluations sont intervenues au Rwanda, suite à la guerre imposée par le FPR , mais comme le dommage était fixé en Fr Rwandais les réassureurs refusaient d'indemniser sur base du taux du Fr rwandais au moment du sinistre, soit le 4 octobre 1990.

J'ai été désigné par cette société (un actionnaire était mon client depuis longtemps) pour les représenter dans une procédure d'arbitrage qui a eu lieu en Belgique. Le Collège Arbitral a décidé que l'assureur devait indemniser le sinistre sur base du taux du Fr Rwandais au moment du sinistre mais avec un maximum de 1.000.000.000 Fr Rwandais, montant assuré au moment du sinistre.

La décision positive était intervenue quelques mois avant l'attentat du 6 avril 1994 et les réassureurs européens (principalement SCOR) ont refusé de respecter volontairement cette décision, menaçant la SONARWA (société d'assurance étatique du Rwanda) de ne plus accepter aucune réassurance s'ils acceptaient d'indemniser UTEXRWA. C'est donc pour résoudre ce problème juridique que je m'étais rendu à Kigali le 2 avril 1994, les vacances de Pâques, accompagné de ma famille, et que j'ai donc vécu "en direct" l'attentat du 6 avril 1994, orchestré par KAGAME et C°, comme confirmé aujourd'hui par les enquêteurs de la justice Française et Espagnole.

Comme cette procédure d'assurances faisait beaucoup de bruit au Rwanda (les réassureurs belges (entr'autres Royale Belge) et européens (SCOR et MUNICH RE) refusaient d'exécuter volontairement un contrat de réassurance, voir même une décision arbitrale prononcé par un Collège de Professeurs et spécialistes en droit d'assurances) mon nom était connu comme un avocat Belge compétent.

Quand l'entourage du Président Habyarimana s'est fait accuser dans la presse belge dans un premier temps en octobre 1992 comme des assassins et génocidaires, ils ont donc consulté mon cabinet.

C'est précisément Colette BRAECKMAN avec LE SOIR, suivi par Marie France CROS et LA LIBRE BELGIQUE qui ont mondialisé le mensonge du "réseau Zéro" et "Escadrons de la Mort" du Professeur REYNTJENS et le Sénateur W. KUYPERS (l'avocat SCHEERS m'a fait tout de suite savoir qu'il n'avait aucune connaissance des faits qui formaient la base des accusations de F. REYNTJENS) et W. KUYPERS savait qu'il couvrait des mensonges, mais cela l'arrangeait probablement politiquement pour pouvoir mettre en difficulté feu le Roi Baudouin, grand ami de HABYARIMANA, et pour ne rien cacher ,deux catholiques.

Comme les personnages ne pouvaient pas expliquer leurs sources ou les faits concrets qu'ils avaient constatés, j'ai donc lancé une citation contre ce beau monde, y compris Collette BRAECKMAN pour des dommages-inté rêts à concurrence de 250.000 € (10.000.000 FB) par individu qu'ils avaient mentionné dans leur conférence de presse et leur divulgation dans la presse, sans avoir donné l'occasion aux personnes concernées de faire connaître leur point de vue.

Au mois de mars 1994 nous étions en train de fixer un calendrier de procédure (REYNTJENS et KUYPERS avaient pris le même avocat- Carl BEVERNAGE) et il n'y avait effectivement aucune pièce probante. Mes clients ne pouvaient donc qu'obtenir gain de cause et Collette BRAECKMAN et M.F CROS ne pouvaient que se faire éjecter de leurs journaux respectifs.

Le 6 avril 1994, KAGAME et son FPR ont abattu l'avion du Président Habyarimana et 11 autres personnes, dont Elie SAGATWA, qui était une des personnes accusées par notre « Professeur-acteur ».

Comme les "assignés" ont immédiatement commencé à accuser BAGOSORA, RWABUKUMBA, NSENGYUMVA et autres comme les "génocidaires des tutsi et hutu modérés" et même les organisateurs de l'attentat (Sagatwa se serait donc suicidé pour garder le pouvoir au Rwanda !) le dossier a été renvoyé au rôle selon l'adage "le pénal tient le civil en état".

Nous sommes toujours dans ce stade juridique en attendant une décision d'appel pour Théoneste BAGOSORA, Anatole NSENGYUMVA et Protais Z.IGIRINYIRAZO à Arusha. Rwabukumba vit librement à Bruxelles.

En première instance le Tribunal Pénal International pour le Rwanda a déjà décidé que "le Réseau Zéro" et "Les Escadrons de la Mort" sont sortis de l'imagination de MFIZI, ancien membre du MRND pour rentrer au MDR, parti de l'opposition (lettre ouverte du 15 août 1992) et qu'il n'y a aucune preuve de l'appartenance des personnes accusées à ces groupes.

L'avenir se présente donc très mal sur le plan juridique pour les Messieurs REYNTJENS, KUYPERS et les "Mademoiselles" BRAECKMAN et CROS et leurs journaux respectifs qui ont repris les fausses accusations de ce "juriste-politicien " (il se défend aujourd'hui comme « chercheur -acteur » qui a pu se tromper sur quelques détails…)

Le Professeur REYNTJENS ne pouvait ne pas savoir suite à ses multiples passages à Kigali, et il a donc fait de la « politique » Il logeait dans l'appartement de KARAMIRA, vice-Président du MDR, (exécuté par KAGAME et son FPR pour avoir lancé le slogan HUTU-POWER)) où j'ai d'ailleurs fait sa connaissance, suite à une invitation de mon correspondant- tutsi) Il avait donc connaissance de ce jeu politique. Les journalistes par contre avaient le devoir de s'informer auprès des personnes concernées avant de les accuser faussement comme des assassins et génocidaires qui massacraient à gogo, et dont il n'était pas difficile d'obtenir le n° de téléphone.

Eric GILLET a expérimenté dans le même registre comme Président de la FIDH, où il s'est retrouvé avec feu Alison DES FORGES. Tous ses experts se sont cachés derrière les affirmations des opposants au régime HABYARIMANA, qui , par la suite, ont été tous tués ou mis à la porte par KAGAME et son FPR, après que celui-ci a éliminé Habyarimana et repris la guerre, nonobstant la signature des Accords d'Arusha. Ils ne pouvaient donc ne pas savoir et ont tous fait de la « politique ».

Maintenant que le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, a déjà statué à plusieurs reprises qu'il n'y a aucune preuve d'une planification d'un "génocide des tutsi" avant le 6 avril 1994, l'ensemble de ses "experts" peuvent être considérés comme des complices avec un régime sanguinaire qu'est incontestablement KAGAME et le FPR.

2. Le fameux « Jean-Pierre ».

Depuis janvier 1994 un autre « montage » grotesque a été mis en route pour accuser le pouvoir en place comme « génocidaires ». (le dada de VERHOFSTADT)

Ici c'est Faustin TWAGIRAMUNGU, Premier Ministre désigné dans les Accords d'Arusha qui est à l'origine d'une « mise en scène » pour accuser le MRND et ses « interahamwe » de « torpiller » les dits accords. Ils ont bénéficié de la complicité de la MINUAR (DALLAIRE, MARCHAL, CLAEYS et Mamadou Die) et à nouveau les mêmes experts et journalistes ont « mondialisé » les mensonges sans faire le moindre effort de vérifier ce qui se passait sur le terrain.

Aujourd'hui, à nouveau grâce au procès à Arusha, nous savons que ce « Jean Pierre » était un agent du FPR, qui avait comme « mission » de discréditer le pouvoir en place et de favoriser le FPR, qui voulait prendre le pouvoir par la force. Luc MARCHAL a eu besoin 10 ans pour cracher le morceau et Faustin Twagiramungu, l'opportuniste hutu de service, a prétendu, après avoir été « viré » par KAGAME, qu'il s'agissait d'un « témoin » non crédible.

Dois-je vous rappeler que ce « témoin capital pour prouver la planification du génocide » était le seul élément que notre « maçon » VERHOFSTADT et sa commission ont trouvé pour détruire le peuple hutu et de prendre partie pour le FPR et les hutu modérés (qui en réalité n'étaient que leurs complices).

On peut se poser la question ce que l'Ambassadeur SWINNEN a fait au Rwanda le premier trimestre 1994. Aujourd'hui il témoigne à Arusha qu'il n'est pas impossible qu'il s'est fait « manipuler ». Je suis arrivé à la conclusion que c'est lui et son entourage à l'intérieur de l'ambassade, qui ont « manipulé » les faits pour permettre par leur soutien direct au FPR et ses complices (les hutu modérés) de prendre le pouvoir. SWINNEN est de signature « catholique » mais a tout fait pour plaire à ces maîtres « maçons » qui ne voulaient plus de Habyarimana. (voir déclaration du Ministre d'Etat EYSKENS à ce sujet) Après il a du fuir le Rwanda mais a reçu comme récompense un poste d'Ambassadeur à Kinshasa, où il a tout fait ce qui est possible, avec Louis Michel, pour garantir un « pouvoir réel » au RCD et Ruberwa,(les tutsi du Congo) nonobstant leur absence de représentativité dans le pays . (il y a 400 ethnies en RDC)

Johan Swinnen, Louis Michel et Guy Verhofstadt sont le principaux politiciens belges qui ont permis à KAGAME et C° de massacrer plus de 6.000/000 de personnes en RDC, sans réaction de la communauté Internationale, après leur premier « essai » au Rwanda avec 1.000.000 de morts en moins de 3 mois et la fuite de 75 % de la population pour les « libérateurs ».

Verhofstadt a même eu le « culot » de demander pardon au nom des belges au plus grand criminel de l'Afrique Centrale depuis plus d'un siècle, alors que c'est celui-ci qui a chassé les militaires belges du Rwanda après l'attentat du 6 avril 1994, pour commettre son forfait, comme déclaré solennellement (récemment) par Jean-Luc DE HAENE et Willy CLAES, respectivement Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères au moment des faits.

3. La justice Belge.

Pendant les premières années après le « génocide rwandais » (massacre de hutu, tutsi et twa) un Juge d'Instruction belge (D. VANDERMEERSCH) avait tous les pouvoirs juridiques(compé tence universelle) et toutes les informations utiles pour faire une enquête impartiale sur les évènements qui se sont déroulés au Rwanda, et comme l'Auditeur Militaire VAN WINSEN l'avait commencé.(jusqu'à sa mise en retraite en janvier 1995).

Il s'est « spécialisé » de mettre uniquement en accusation les prétendus « extrémistes hutu, autour de HABYARIMANA qui avait déjà été « individualisé s » par nos « spécialistes » belges REYNTJENS, BRAECKMAN et CROS en 1992.

Il suivait ainsi l'opinion « mondiale » qui voyaient les mauvais « HABYARIMANISTES » et les bons « KAGAMISTES ». L'importance des lobbies fera l'objet d'un livre ultérieurement.

J'imagine que tout le monde se rappelle que le troisième Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) a fait savoir à la fin de son mandat qu'elle avait interdiction de mettre en cause les « KAGAMISTES » et qu'on lui a enlevé le pouvoir de le faire. Les dossiers étaient glissés dans des tiroirs introuvables.

Nonobstant qu'il est aujourd'hui juridiquement admis que le « génocide » a débuté APRES l'attentat du 6 avril 1994, les magistrats-procureu rs du TPIR (GOLDSTONE, ARBOUR et DEL PONTE) et le juge d'instruction belge VANDERMEERSCH ont estimé que cet attentat était donc un « fait divers » qui n'avait rien à voir avec les évènements au Rwanda et que l'avion était donc « tombé » du ciel sans auteur ou responsable présumé, pourtant incontestablement connu, suite à la communication des numéros de missiles utilisés pour l'attentat par mes soins à ses diverses institutions judiciaires.

Je rappelle à tous que ces missiles appartenaient à l'armée ougandaise et ont été mis à la disposition du FPR de KAGAME, un officier OUGANDAIS, mis en place par le Président de l'Ouganda, MUSEVENI en octobre 1990 pour permettre au tutsi de (re)prendre le pouvoir au Rwanda.

Je vous rappelle également que sans cet attentat, jamais 10 casques bleus belges auraient été tués sauvagement et personne n'aurait pu les désigner comme les auteurs de l'attentat et les complices du FPR. (la question reste ouverte sur la complicité de certains militaires belges avec le FPR)

Le Juge d'instruction belge D. VANDERMEERSCH a donc délibérément manqué à son devoir d'instruction objective des faits et responsables des massacres au Rwanda, y compris de l'assassinat des soldats belges- il a refusé d'aller interroger le responsable du Camp de Kigali en RDC. (Il a été promu à la Cour de Cassation comme remerciement)

La justice française et espagnole ont examiné l'attentat et les massacres au Rwanda et en RDC 10 ans après les faits et ont mis en cause directement KAMAGE et son FPR (et donc désavoué l'enquête du juge d'instruction belge D. VANDERMEERSCH qui a refusé d'instruire ce volet) mais ils devront attendre le renversement ou la destitution de KAGAME avant de voir avancer leur dossier.

Ce qui est beaucoup plus grave, une mise en accusation de KAGAME et son FPR fin 1995 par ce magistrat belge, quand tous les éléments sur l'attentat étaient connus, aurait évité que cette bande de tueurs détruisaient les camps de réfugiés Rwandais en ex-Zaïre et tueraient encore plus de 5.000.000, pour la majorité Congolais, par leur soif d'imposer le pouvoir tutsi en République Démocratique du Congo. N'ont-ils pas imposés 2 guerres en RDC ?

Malheureusement, la paix définitive dans l'Est du Congo ne reviendra qu'avec l'éloignement de KAGAME du pouvoir au Rwanda. Entretemps il faut néanmoins continuer à vivre, et ce n'est que la pression des décideurs de cette planète sur un des derniers dictateurs sanguinaires en fonction qui pourra diminuer le malheur des peuples dans la région. Que KAGAME vient se montrer à GOMA pour discuter avec le Président de la RDC, sollicité lui-même par Hillary CLINTON est donc une bonne chose, le Président Congolais n'ayant aucun droit d'assassiner KAGAME ou d'agresser le Rwanda.

CONCLUSION

Notre Collette BRAECKMAN, fabulatrice et mauvaise paparazzi voit donc l'ensemble de ses « constatations » partir en fumée. Il reste les morts et surtout le nombre (supérieur au victimes du Shoah) et la constatation que cela perdure à cause du même personnage : KAGAME ou celui qui aurait stoppé le génocide rwandais …. selon notre fabulatrice mais qui se voit accuser par la justice française et espagnole comme l'instigateur principal des massacres dans la région, y compris pour l'attentat qui les a déclenché . (on attend le jour qu'il n'est plus Président pour l'arrêter).

Elle devra bientôt s'expliquer plus amplement sur ses « inventions », également en France.

Probablement elle a « peur » de ceux qui l'ont déjà démasqué AVANT LE 6 AVRIL 1994 et qui sont encore en vie ou ne pas en prison.

Pour rester dans l'actualité, dans ce dossier c'est la « politique belge» qui a influencé la « justice belge »...

Luc DE TEMMERMAN
lucdetemmerman@ hotmail.com

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Luc DE TEMMERMAN 07/11/2009 16:41


Votre commentaire est totalement justifié mais j'ai affirmé que KARAMIRA a été exécuté par le FPR pour avoir lancé le slogan hutu-power. A ma connaissance et selon ma documentation, il a
parlé en Kinyarwanda et le slogan était "POWA". Merci pour votre observation et mes excuses pour ce manque de précision. Luc De Temmerman


Rwikaza 11/08/2009 16:16

---KARAMIRA, vice-Président du MDR, (exécuté par KAGAME et son FPR pour avoir lancé le slogan HUTU-POWER)

Voilà encore un effet de la propagande ( si vous croyez sincèrement que Karamira a lancé le slogan hutu power). Karamira a lancé le slogan "power" mais n' a jamais parlé de "hutu power". A son procès Karamira lui-même a dit: vous ajoutez "hutu" là j'ai où dit "power".

Maitre , vous devriez donner l'exemple en présenant des excuses à défaut d'avoir un document probant.