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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Kimya I et II : des crimes contre nos populations

26 Juillet 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme

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25-07-2009
Essai de relecture du rapport de Global Witness ( par J.P. Mbelu)
 
O. Mise en route
 
Occupant presque seuls l’espace public congolais local, Lambert Mende et Joseph Kabila croient qu’ils peuvent en user et en abuser à leur gré. Mais les médias congolais alternatifs ne l’entendent pas de cette oreille. Contre vents et marrées, ils se battent pour que la majorité des Congolais(es) ne tombe pas dans une sorte d’amnésie collective. Ils n’oublient pas vite notre histoire immédiate.
 
Dans Les 7 péchés d’Hugo Chavez, au chapitre 4 intitulé Comment sont-ils devenus si pauvres ?, Michel Collon pose cette question à ses congénères : « Pourquoi sommes-nous amnésiques ? ». Sa réponse à cette question est plus que claire : « Zappant un phénomène essentiel, notre éducation a fabriqué des amnésiques ». Et quel est ce phénomène essentiel : « la richesse d’ici (en Occident) provient du vol gigantesque commis là-bas (au Sud du monde) ». Le rappel de ce phénomène essentiel implique, chez lui, un engagement responsable, celui de la reconstitution de l’histoire. A ce sujet, il note : « Il nous faut reconstituer une Histoire que notre éducation a soigneusement occultée. Une histoire qui n’a pas commencé avec le pétrole, mais quatre siècles plus tôt ». De quoi cette histoire est-elle faite ? « Guerres, esclavage et génocide ont ruiné les peuples d’Amérique, d’Afrique et d’Asie, écrit Michel Collon. Ces peuples n’ont jamais été remboursés ou dédommagés. Au contraire, on a profité de leur affaiblissement pour les piller davantage, et aujourd’hui encore, le pillage continue, mais mieux dissimulé ». (M. COLLON, Les 7 péchés d’Hugo Chavez, Bruxelles, Investig’action, 2009, p.56. Nous soulignons)
 
Commencer un article sur la RD Congo en citant un livre écrit sur Hugo Chavez peut paraître mal indiqué. Mais à voir les choses de plus prêt, les questions face auxquelles le Sud est en proie depuis plus de quatre siècles sont, à quelque nuance près, les mêmes. Et la question que Michel Collon pose à ses congénères peut être posée à ces franges importantes de nos populations qui, surfant sur Internet, semblent n’avoir aucun sens de l’occultation de notre histoire par l’éducation reçue à l’école et à l’université, par le séjour ensorcelant en Occident, par la pensée dominante et les médiamensonges qui lui servent de relais.
 
En effet, nous pouvons nous poser cette question : « Pourquoi sommes-nous si amnésiques ? » Pourquoi oublions-nous si vite aujourd’hui ce qu’il y a eu hier ? Il est possible que le mariage entre la tradition orale et la tradition écrite n’ait pas encore eu lieu dans le chef de franges importantes de nos populations. Elles préfèrent le colportage, les bobards, les rumeurs, les lectures rapides de petits commentaires faits sur Internet sur les discours des « Maîtres du monde » à un travail exigeant d’une lecture posée des sources inspirées de l’histoire du Sud en général et du Congo en particulier.
 
La saturation de l’espace public congolais par le pouvoir kabiliste, l’autocensure des médias congolais et le trop peu d’attention accordée aux choses de l’esprit participent de la falsification de notre histoire et de l’occultation de la part importante qu’y prennent les « Maîtres du monde » et les élites locales vassalisées. Prenons l’exemple de Lambert Mende et de Joseph Kabila en relisant le dernier rapport de Global Witness.
 
De prime abord, avouons que ce rapport de 115 pages (PDF) est, dans une certaine mesure a-historique. S’il fait allusion aux autres rapports rédigés par les experts de l’ONU sur le pillage des richesses du Congo, il n’établit aucun lien entre ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays et la logique capitaliste millénaire qui le sous-tend. Il décrit la contribution des multinationales dans la militarisation du pillage de nos matières premières sans une remise en cause sérieuse du modus operandi classique des cosmocrates. Pour dire les choses simplement, c’est depuis plus de quatre siècles que l’Occident capitaliste tue pour voler. Pour arriver à cette fin, il recourt à l’instrumentalisation et/ou la vassalisation des élites locales.
 
1. Revenons à Joseph Kabila et Lambert Mende
 
Dans sa livraison de ce jeudi (2 3 juillet 2009), le journal Le Potentiel livre la réaction de Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des Médias sur « un certain nombre de sujets d’importance nationale » dont le rapport de Global Witness. Que dit Lambert Mende ? « Pour nous gouvernement, le rapport Global Witness part sur des prémisses qui sont vraies. Car nous avons toujours dit que la guerre congolaise est économique… Ce rapport vient confirmer toutes les analyses que le gouvernement ne cesse de faire du fait que les motivations de cette guerre sont celles de prédation ». 
 
A la lecture de cette réponse, plusieurs questions viennent à l’esprit : « Le ministre Mende a-t-il lu tout ce rapport ? Les analyses faites par le gouvernement ont-ils servi dans la quête de la paix dans notre pays ? Ont-elles été partagées avec nos populations ? Comment Mende peut-il justifier la coopération entre le gouvernement congolais et les criminels économiques agressant le Congo pour des motifs de prédation ? Comment le gouvernement auquel participe Lambert Mende pourrait-il justifier le combat mené contre l’ex-président de l’Assemblée nationale ayant osé dire son étonnement face à cette coopération contre-nature ? Pourquoi l’Assemblée nationale n’est-elle plus jamais revenue sur cette question ?»
 
Si les analyses du gouvernement avaient indiqué que les motifs de la guerre d’agression menée à partir du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi sont celles de la prédation, en 2004, Joseph Kabila, lui, était allé plus loin en qualifiant, dans une déclaration publique, d’aventure criminelle l’incursion des forces armées rwandaises sur le territoire congolais (Lire C. ONANA, Ces tueurs tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009, p.162). Cependant, toutes ces analyses et qualifications n’ont pas été suivies d’actions conséquentes. Les différentes rencontres initiées pour que le Congo retrouve la paix sont passées à côté de l’essentiel. Le rapport de Global Witness est clair là-dessus quand il note : « Les différentes séries de pourparlers de paix et de dialogues bilatéraux menés avec les gouvernements de la région des Grands Lacs n’ont pas pris en compte cet aspect de manière explicite. Aucune des deux principales initiatives lancées fin 2007 et début 2008 – le communiqué de Nairobi de novembre 2007 et le Programme Amani découlant de l’accord de Goma de janvier 2008– ne comportait d’actions concrètes visant à mettre un terme à l’implication des parties belligérantes dans le commerce des ressources naturelles. Cette question a été soulevée lors de plusieurs discussions menées dans le cadre du Programme Amani, et les parties ont toutes reconnu qu’il fallait s’attaquer à ce problème, mais elles en sont restées à des déclarations d’intention générales ». Quand Lambert Mende critique Global Witness de se limiter à la dénonciation au lieu de mener des actions de solidarité avec le Congo, cela étonne. Jusqu’à ce jour, en dehors des « déclarations d’intention générales », le gouvernement auquel participe Mende et que téléguide Joseph Kabila n’a jamais intenté une action en justice contre le Rwanda pour ses « aventures criminelles » à répétition au Congo. Au contraire, il nous a servi l’opération umoja wetu qui peut être interprétée, à partir du rapport de Global Witness et de toutes les autres analystes de l’élite résistante congolaise comme étant une entreprise criminelle créant l’unité entre les réseaux mafieux du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi et du Congo sous la supervision des acteurs pléniers, les multinationales occidentales et certaines de leurs gouvernements. Cette unité dans la perpétuation du crime contre nos populations civiles s’opère avec la participation active de tous les hommes en uniforme : les FARDC, le CNDP, les FDLR (les vrais et les faux), etc.
 
Ces aventures criminelles à répétition réussissent en entretenant les jeux de coulisse abusivement dénommés « secret d’état ». Tel est le cas de l’intégration de Bosco Ntaganda dans l’armée congolaise. A ce sujet, le rapport note : « Les ententes conclues en coulisse à l’approche des événements de janvier 2009 ont également engendré certains développements choquants : suite à un clivage interne au CNDP, Bosco Ntaganda a remplacé Laurent Nkunda en tant que chef militaire et annoncé que le CNDP se joindrait à l’armée congolaise pour combattre les FDLR. Ntaganda est ainsi devenu de fait un interlocuteur clé lors des tentatives de résolution du conflit, et ce, bien qu’il soit recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre commis en Ituri (Province Orientale) ». Répondant à l’aspect choquant de l’intégration d’un criminel de guerre dans l’armée, Lambert Mende et Joseph Kabila diront qu’ils privilégient la paix et la sécurité, renvoyant ainsi la justice aux calendes grecques. Pour Global Witness, ce fut un coup dur porté contre la justice. Il le souligne sans ambages : « Autre coup dur pour la quête de justice, des hautes autorités congolaises, dont le Président Joseph Kabila en personne et le ministre de l’Information Lambert Mende, ont fait savoir publiquement qu’il était peu probable qu’elles remettent Ntaganda à la CPI dans un avenir proche, préférant accorder la priorité « à la sécurité et à la paix » plutôt qu’à la justice ». Cette façon de procéder participe de toute une culture de l’impunité entretenue par « les libérateurs du 17 mai 1997 » et même avant eux avec tout ce que cela entraîne comme abus dans le piège infernal où nos populations sont prises. Le rapport de Global Witnesse est encore très clair là-dessus. « Cette position renforce, affirme-t-il, la culture d’impunité qui règne en RDC, récompensant les auteurs de certaines des plus graves atteintes aux droits de l’homme qui soient et en encourageant d’autres à les imiter. Comme le démontrent largement les événements qui se déroulent dans l’est de la RDC depuis 1996, l’impunité a gravement compromis les efforts de paix et contribué à prolonger le conflit, tout en privant les victimes de la perspective que justice soit faite ou que leur préjudice soit réparé. En avril 2009, il a été signalé que Ntaganda devait jouer un rôle clé dans de nouvelles opérations montées par les FARDC contre les FDLR ». (Nous soulignons.)
 
Des criminels de guerre qui coopèrent pour alimenter les entreprises multinationales en matières premières stratégiques sont faussement présentés comme étant en guerre les uns contre les autres. Le comble est que tous font le commerce avec ou via les pays agresseurs.Le rapport indique que « parmi les groupes armés qui profitent du commerce avec ou via le Rwanda figurent non seulement ceux qui sont activement soutenus par ce pays, notamment le CNDP, mais également les FDLR, l’ennemi redoutable du Rwanda ». Quel bon ennemi redoutable ?
 
2. Les FDLR : un prétexte ; Kimya I et II : des crimes contre nos populations
 
Depuis le début de la guerre d’agression dans notre pays en 1996, les morts se comptent par millions dans le camp de nos populations. Il n’en est pas de même dans ceux des FDLR et des autres forces dites négatives.
 
S’il y a des acquis à mettre à l’actif du dernier rapport de Global Witness, il y a le rappel du prétexte de la chasse aux FDLR. Ce prétexte sert toutes les parties impliquées dans le pillage de nos ressources naturelles. Et pourtant, sur terrain, il leur arrive de coopérer et de feindre la guerre pour couvrir ce vol.
 
Les FDLR (vrais ou faux) coopèrent avec les FARDC. Ces dernières ont intégré les militaires du CNDP dans leurs rangs. Donc, le CNDP, ne fût-ce qu’une partie des militaires issues de ses rangs, coopère avec les FDLR. Tous font leur commerce avec ou en passant par le Rwanda (avec ou sans la permission des autorités Rwandaises). Les hauts responsables des FARDC jouissant de l’impunité auprès du gouvernement central de Kinshasa sont parmi les grands bénéficiaires de cette aventure criminelle.
 
Au mois de janvier 2009, à travers l’opération umoja wetu tenue secrète jusqu’à sa concrétisation, Joseph Kabila et son gouvernement ont participé, de près ou de loin, à cette aventure criminelle. Menée en marge de toute quête de justice juste, elle fait payer à nos populations le prix le plus dur à travers des opérations organisées des massacres, viols, vols, incendies des maisons et villages. Que ces opérations soient dénommées épervier, umoja wetu, Kimya I, Kimya II ou machin, elles perpétuent les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et bien d’autres crimes imprescriptibles. Bref, jusqu’à ce jour, au cœur de la tragédie congolaise, il y a des tueurs tutsi, hutu et congolais téléguidés par des multinationales sous-tendue par la pathologie rivilitaire de la concurrence niant toute humanité aux filles et fils de nos populations. Si le rapport de Global Witness part des prémisses vraies comme l’avoue Lambert Mende, les organisateurs des opérations susmentionnées et ceux qui les défendent sont tous des criminels passibles de peines de prison à perpétuité. Ils ont menti à nos populations en organisant son extermination et en feignant de se faire la guerre alors qu’ils sont tous, à des degrés divers, au service du capitalisme du désastre. (A ce point nommé, nous ne partageons pas certaines recommandations de Global Witness. Nous y reviendrons)
 
Comment faire pour mettre ce réseau criminel hors d’état d’agir ?En attendant l’avènement d’une justice juste, l’une des actions possibles est d’alerter l’opinion publique du Sud et du Nord en envoyant un rapport comme celui du Global Witness dans un maximum de sites Internet du Nord et au Sud. L’envoyer aux organisations de la Société Civile de la RD Congo pour qu’elles le traduisent en nos langues vernaculaires et aident nos populations à le lire. Les églises pourraient faire la même chose dans les communautés ecclésiales vivantes de base et entreprendre des actions concrètes pour desserrer l’étau…Les vampires ont peur de la lumière du soleil… (à suivre)
 
3. République démocratique du Congo. La dérive autoritaire du régime ( J.P. Mbelu)
 
Tel est le titre du rapport de la Fédération Internationale des ligues des droits de l’homme rendu publique ce jeudi 24 juillet 2009 à Kinshasa à l’hôtel Memling et ce vendredi 25 juillet à Bruxelles au cours d’une conférence de presse animée par Benoît Van der Meershen, auteur du rapport et président de la fédération belge francophone des droits de l'Homme. Le régime dont il est question est celui issu des élections de 2006. Ce régime kabiliste est caractérisé par une violation systématique des droits de l’homme, par un affaiblissement permanent du pouvoir judiciaire et par un manque d’une quelconque volonté politique nécessaire à l’éclosion d’un Etat de droit digne de ce nom.
 
« Basé à la fois sur des faits et des témoignages précis et circonstanciés des victimes », ce rapport se penche sur « les derniers cas de répression contre les défenseurs des droits de l’homme ». Attention ! Si ce rapport traite des derniers cas, cela ne signifie pas que la répression date d’hier. « La répression a débuté dès les premiers mois du mandat de Joseph Kabila. Si son principal rival, Jean-Pierre Bemba et ses partisans étaient les premiers visés au départ, la répression vise aujourd’hui quiconque prend position contre les positions présidentielles et celles de sa famille politique». (p.3) Elle sert comme arme pour faire taire toute voix dissidente ou discordante. Les journalistes, l’opposition politique, les responsables des ONG de défense des droits de l’homme et toute la société civile sont constamment dans le collimateur du régime autoritaire kabiliste. Tous les services de sécurité sont mis à profit et n’obéissent qu’aux diktats du « raïs ». Ils constituent une police politique capable de menacer au téléphone et de promettre la mort aux récidivistes, d’arrêter qui elle veut, où elle veut et arbitrairement.
 
Dans quels cachots vont nos compatriotes arrêtés arbitrairement ?  
 
Entre autres à Kin Mazière. Là, il y a trois cellules : « Memling »- qui est le nom d’un hôtel de luxe à Kinshasa-« Afrique » et « Zaïre ». Dans le cachot « Memling », les conditions étaient plus ou moins acceptables : il y avait quelques mousses pour dormir, des toilettes, une baignoire et de l’éclairage. Dans la cachot « Afrique », il n’y avait ni toilettes, ni lumière, les détenus dormaient sur les tables en plastique. Le cachot « Zaïre » était le pire : il n’y avait ni toilettes, ni lumière. Les détenus faisaient leurs besoins dans des bouteilles ou des gobelets en plastique. Ils dormaient à même le sol. Il n’y avait pas de nourriture. Les familles pouvaient apporter à manger, mais pour cela elles devaient payer ». Ces conditions inhumaines sont créées expressément pour intimider et punir les détenus présumés innocents !
 
Nos compatriotes sont aussi détenus au cachot du Parquet de Kinshasa Gombe et le CPRK caractérisés par une surpopulation carcéral et des conditions de vie infrahumaines.
 
Les raisons souvent avancées pour justifier cette banalisation de l’animalisation de nos compatriotes sont fallacieuses. La constitution est souvent évoquée théoriquement et son application laisse trop à désirer : elle est simplement foulée au pied. Il n’y a qu’une seule volonté qui compte, celle de Joseph Kabila aidé par Darwezi, le colonel Mukalay et les autres escadrons de la mort. En effet, « si les autorités congolaises se défendent de cette situation en invoquant à la fois un contexte conjugué de post conflits persistants à l’Est du pays qui rend ardue toute tentative de réforme, nos organisations, affirme Benoît Van der Meershen, concluent que ce discours masque surtout une absence de volonté politique d’agir concrètement en faveur des droits de l’homme. Pourtant, poursuit-il, la RDC a signé et ratifié quasiment tous les instruments internationaux en matière de protection des droits de l’homme. Les Congolais ont des droits, exigibles ici et maintenant, et n’ont pas à subir les conséquences de choix politiques qui visent à en reporter continuellement leur bénéfice plein et entier ».
 
Un rapport en plus ? Et alors quoi ? Il n’est pas exclu que les victimes de cette répression barbare se fassent accompagner par la FIDH aux fins de traduire leur bourreaux et ses acolytes devant la Cour Pénale Internationale dont le Congo a signé les statuts. Un Charles Taylor Congolais est vite pris dans les filets de la CPI.
 
De toutes les façons, il n’y aura plus un deuxième Mobutu en RD Congo. (Nous reviendrons sur ce rapport dans deux ou trois articles. Il peut être téléchargé sur Congoone.net ou sur le site Internet de la FIDH).
J.-P. Mbelu

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