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 Editions Sources du Nil  : Livres sur le Rwanda, Burundi, RDCongo

Violences sexuelles: Kabila lâche ses généraux

26 Juillet 2009 , Rédigé par Editions Sources du Nil Publié dans #Justice et Droits de l'homme


Se confiant à l’Agence France Presse, AFP, sur la même question, l’auditeur général des FARDC, le général Ponde, renseignait que des offciers mis en cause dans des cas de viols à l’Est du pays n’étaient pas encore mis à sa disposition. Par l’Etat-Major Général Fardc. Il s’agit en l’occurrence d’un major, de deux colonels et d’un général. Les projecteurs sont braqués sur les forces armées de la RD Congo, et manifestement, chaque responsable au sein de la grande muette tente de tirer son épingle de l’écheveau des crimes reprochés aux hommes en armes. L’opération «Tolérance zéro» au sein des Forces armées de la République Démocratique du Congo à peine lancée, l’organisation américaine des Droits de l’homme, Human Rights Wathc, HRW, largue un nouveau rapport sur la violence sexuelle à l’Est. Il en ressort que des éléments FARDC engagés dans des opérations dans cette partie du pays sont responsables des plusieurs actes des viols parmi les 15.000 femmes et flles victimes recensées l’année passée, selon les statistiques de la Monuc. Dans une intervention radiodiffusée chez les confrères de la Radio Okapi, Julienne Kepenberg, chercheuse dans cette offcine américaine, et qui a pris une part active à l’élaboration de ce rapport relatif aux violences sexuelles, a proposé la création d’un tribunal mixte composé de juges et de procureurs internationaux ainsi que des nationaux pour juger les auteurs des crimes de guerre et notamment les violences sexuelles. L’idée de la création de ce tribunal spécial est très appréciée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, à en croire Kepenberg. Il faut relever que, même à Kinshasa des hommes en uniformes violent librement. Le samedi 19 juillet, six hommes en uniformes ont violé une femme enceinte au quartier Sangamamba dans la commune de Ngaliema avant de disparaître dans la nature. «Nous avons publié ce rapport pour mettre la lumière sur le fait que l’armée congolaise est l’un des auteurs principaux des cas de violences qui se passent en R-dCongo. Après plusieurs années, la violence sexuelle se passe de façon très brutale et à une échelle énorme. L’année passée seulement il y a plus de 15.000 cas de violences sexuelles qui ont été enregistrées par les Nations Unies. Ce qui nous perturbe principalement, c’est le manque des poursuites judiciaires au niveau des offciers supérieurs.», avait déclaré Julienne Kebenberg. Un avis que l’Etat Major Fardc ne partage pas. Un communiqué lu la semaine passée par son porte-parole, le Colonel Ka-songa, met avant les procès sur des cas de viols en cours d’instruction. L’argument est balayé par l’équipe de HRW qui affrme que «Il y a seulement quelques soldats poursuivis qui ne sont que des militaires de basse classe. Nous-mêmes, nous ne faisons pas des statistiques.

 

 

ERIC MASIMO
source: 7.sur 7.cd

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