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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 15:42
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Source: La Croix

Le pape a nommé mercredi 31 janvier Mgr Vincent Harolimana, 49 ans, nouvel évêque de Ruhengeri (nord du Rwanda). Jusqu’ici recteur du petit séminaire Saint-Pie-X de Nyundo, il arrive sur un siège vacant depuis 2007 Mgr Vincent et la nomination de Mgr Kizito Bahujimihigo comme évêque de Kibungo.

Né en 1962 dans le diocèse de Nyundo (nord), élève au petit séminaire Saint-Pie-X puis en propédeutique à Rutongo, il fréquente ensuite le grand séminaire Saint-Charles de Nyakibanda, dans le diocèse de Butare, où il reçoit le baccalauréat de théologie en 1990.

Ordonné prêtre en 1990 par Jean-Paul II (lors de son voyage au Rwanda) pour le diocèse de Nyundo, il est d’abord vicaire à Gisenyi (1990-1993) avant d’être envoyé à Rome effectuer son doctorat de théologie dogmatique à l’Université pontificale Grégorienne (1993-1999). En 2000, il est nommé recteur du petit séminaire Saint-Pie-X de Nyundo et devient, en 2004, professeur de théologie dogmatique au grand séminaire Saint-Charles de Nyakibanda ainsi qu’à l’Institut d’enseignement supérieur de Ruhengeri.

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Par Editions Sources du Nil - Publié dans : Actualités
Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 09:18
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Vient de paraître

 

Marcel POCHET, Rétrospective: Le problème rwandais 1952-1962 : Vol. 1 : Le conseil supérieur du pays. Editions Sources du Nil, Lille, 2012

ISBN: 978-2-919201-03-7

Prix 30 euros

Envoyez vos commandes (n'oubliez pas d'indiquer votre adresse) à l'adresse suivante: sources_du_nil@yahoo.fr

 

Présentation

Innocent Nsengimana, Docteur en Histoire

Marcel Pochet, ancien Administrateur territorial au Rwanda et ancien Conseil du Mwami Mutara III20120128-CSP-Pochet-annonceP1 Rudahigwa vient de publier aux Editions Sources du Nil ses documents d’archives. Ceux-ci constituent une mine d’or aussi bien pour les chercheurs en histoire que pour les chercheurs dans d’autres domaines (politique, sociologie, linguistique, etc.) qui se pencheront sur le Rwanda durant la période de 1952 à 1962.
Ces documents d’archives publiés sous les titres de Rétrospective sont répertoriés dans la Série I nommée «Les acteurs nationaux » et sont contenus dans le Dossier 1 appelé «Le conseil Supérieur du Pays».  Cette même Série contient d’autres Dossiers qui seront publiés très prochainement à savoir : 2 et 3 consacrés à l’APROSOMA et au MDR- PARMEHUTU ; 4 et 5 à l’UNAR et à l’IBWAMI ; 6 et 7 au RADER  et au Témoignage de l’Abbé Stanislas Bushayija. 
La deuxième Série se rapporte aux « Acteurs belges ». Celle-ci contient 5 dossiers : dans les dossiers 8 et 9, on trouve La chronologie du Ruanda 1957/1960 ainsi que Les Rapports des Administrateurs de territoire (Novembre 1959). Les dossiers 10 et 11 renferment Le rapport de la commission d’enquête du gouvernement belge 1960 ainsi que Les communiqués du Résident militaire 1959/1962. Quant au dossier 12, il donne l’Information de la Tutelle (Imvaho) 1960/1962.  
Dans l’avant-propos du Dossier 1 publié, Marcel Pochet livre l’importance de cette «Rétrospective» en ces termes : « A l’ opposé des livres qu’on écrit à partir d’autres livres ou qui ‘racontent’ ce qu’on a ‘raconté’ sinon ‘soufflé’ à leurs auteurs, et qui nourrissent abondamment des polémiques en égarant l’histoire- le présent répertoire ne ‘raconte pas’,….elle restitue.  Elle restitue, à l’authentique, les faits et gestes de l’époque concerné, au travers les textes d’acteurs et via des dossiers spécifiques qui leur sont consacrés.  ‘Rétrospective’ se veut résolument être objective et neutre. Elle est indépendante des protagonistes de l’histoire ; elle ne roule pour personne, mais n’a non plus, personne à ménager… »
La lecture de cette « Rétrospective » permet d’apprécier le bien-fondé de ces mots de l’auteur. Il permet également de découvrir l’ampleur de cette noble et majeure initiative de Marcel Pochet à savoir la sauvegarde des documents authentiques fondamentaux importants pour l’étude du passé en vue d’une meilleure compréhension du présent.
Consacré au Conseil Supérieur du Pays, le Dossier 1 de cette « Rétrospective » dévoile la typologie des acteurs qui se sont confrontés lors de l’étude du « Problème Muhutu-Mututsi-Mutwa » depuis 1956 jusqu’en 1958. Il y eut en effet d’un côté le Conseil Supérieur du Pays à dominance tutsi et présidé par le Mwami Mutara III Rudahigwa, de l’autre les signataires du document intitulé « Note sur l’aspect social du problème racial indigène au Rwanda » surnommé par après « Manifeste des Bahutu ». Les positions des uns et des autres lors des débats (en commission et/ou comité ou en séances plénières) se lisent dans ledit Dossier et leur lecture analytique permet d’établir les responsabilités quant à l’échec de ce «dialogue inter rwandais».
Dans le Dossier 1, on y lit également des pétitions qui furent adressées au Mwami Mutara III Rudahigwa pour lui demander de solutionner le problème des injustices générées par le système monarchique. Pour ces pétitions, des textes originaux sont aussi présentés. 
En servant à l’histoire réelle, authentique, « Rétrospective » de Marcel Pochet  coupe court à la manipulation dont sont victimes les faits historiques rwandais du moins ceux qui ont marqué la période  de 1952 à 1962. Elle alimente une analyse objective des faits et gestes de tous les acteurs socio-politiques rwandais qui ont marqué le paysage politique qui a précédé l’indépendance et contribue de ce fait à l’éclosion de la vérité historique.  
Cette vérité historique est très importante car elle constitue le socle sur lequel se construit la mémoire collective d’un peuple, point de départ d’un « vivre ensemble » harmonieux. 
Aux chercheurs d’exploiter ces documents d’archives pour cette fin utile !


Dr. Phil. Innocent Nsengimana

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Par Editions Sources du Nil - Publié dans : Réactions Livres
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 10:42
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Isazi

Zikarangwa aho umwanda
Ku byaboze byose
Ku bishingwe birunze
Ku icukiro n’ibishondwe
Ku mayezi n’umusarani
Zihora zihatuma!

N’imwe itera akantu
Nticirwa akari urutega
Isura abatayishaka
Yitura aho itakirwa
Yaza kugwa ku muntu
Akarwana ayimasha
Asandutsa n’ikiganza
Ayikubita akamati
Yahirwa agatuma itaha
Yamucika akayivuma
Ngo: “Genda ugwe hirya”

Kuyiyama ni itetu
Ntiheba ngo ihobagire
Iyo yamaganwe ikagenda
Ntijya irenga umutaru
Ngo imare umwanya itagarutse
Bati: “Puu!” Bati: “Shee!”

Ntaho ijya yiheza
Hanze no mu gisambu
Itamba umudendezo
Mu ngoro n’utururi
Yiha guca ku rugi
Uko ibikora niyo ibizi
Ntizi ibyo kuvunyisha
Yinjira idakomanze
Iti: “Hehe no kuhasohoka”

Yiha gushira amanga
Ntawe itigereza
Ntawe idahangara
Ngo imukore ku gahanga
Uwo bose batinya
N’uwigize Rwema
Yigema kumugwira
Uw’ico n’uwisize
Ibakunda itavanguye

Ihaha byo kwihamba
Ntibanza gukenguza
Ishakishiriza aho ibonye
Ku bizima n’ibishangu
Ku bihumura n’ibinuka
Ku byinnye n’ibita amazi
Ntaho itabaza ihaho

Ntiyiharira amahirwe
Aho yivumburiye amaronko
Ikoranya zene wazo
Zikigabiza gutera
Zitabanje no kujya inama
Zigashokera rimwe zose
Hagira ikizikanga
Zikandurukana urwamo
Zikwongera zikagaruka
Zimaze kuba igitero
Ku buki zikamatira
Zikanahasiga impanga

Nta kitagira akamaro
Nazo ubwazo zigira akazo
Ko kuranga aho kwirinda
Ahatuma utwo tuntazi
Buri wese arahakemanga
Ko hagomba kuba haryamye
Ikiboze n’icyapfuye

Mu mvugo zo ku bantu
Bazivanaho imigani
Igana ingeso ziri kwinshi
Ku kinegu cy’ubusamazi
Bati:
Kwita mu mata nk’isazi
Ku cy’uburakari buminuje
Bati:
Kwica igiti n'isazi
Ku cyo kubadashishoza
Ngo:
Isazi yaswitse ku urutare
Iti: “Uzafate ntangare,
ntanga yanjye!»
Ku migirire n’imyifatire
Bayigenekereza ku bukene
Iyo bavuga:
Gusama isazi
Kwicira isazi mu jisho
Ku mwete no ku ruhato
Ngo:
Isazi y' ubute ntirya igisebe!
No kwenda imico y’ahandi
Ngo:
Ugiye iburyasazi, azimira nzima!
 
Copyright © 2012
Froduald Harelimana
rubanda15@yahoo.com

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Par Editions Sources du Nil - Publié dans : Textes, poèmes
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 21:30
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Anabelle Nicoud – La Presse


Pendant 16 ans, Léon Mugesera a tenté d'éviter son expulsion vers le Rwanda. Mais lundi, le présumé penseur du génocide a perdu sa bataille. Son atterrissage et sa détention à Kigali ont été immédiatement salués par le gouvernement rwandais. Mais la famille de l'ancien résidant de Québec dénonce plutôt une décision «politique» du Canada. Dans une rare entrevue, l'un de ses fils raconte le choc, la consternation et la résignation.

C'est une scène qui n'a duré que quelques minutes, mardi soir, mais qui a été suivie par les médias et les curieux sur le tarmac de l'aéroport de Kigali. Peu avant minuit, un avion décoré de la feuille d'érable a illuminé la nuit et s'est posé sur la piste. Vêtu du même manteau que lors de ses dernières apparitions au coeur de l'hiver montréalais, Léon Mugesera, l'un des hommes les plus recherchés du Rwanda, est sorti rapidement et s'est engouffré dans une voiture.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, sa femme et ses cinq enfants ont vu ces images. Ils ne lui ont pas parlé depuis qu'il a quitté le Canada.

«Bien sûr, on est inquiets», répond l'un de ses fils, Irénée.

Choc et consternation

À Québec, l'humeur familiale varie entre le choc, la consternation et la résignation. «On est sous le choc. Nous nous sommes battus jusqu'au bout. Mais le sentiment qui domine, c'est que nous ne réalisons toujours pas.»

À 32 ans, Irénée se souvient encore parfaitement du jour où il a posé le pied au Québec. C'était le 12 août 1993. Sa famille fuyait «l'état de guerre» du pays des mille collines.

«Le Rwanda était en état de guerre. Les militaires menaçaient de nous tuer, dit-il. On parle souvent comme si le génocide était sorti de nulle part. Mais le Rwanda était en guerre depuis 1990.»

Diplômé de l'Université Laval, Léon Mugesera, intellectuel et homme politique, avait abondamment parlé à ses enfants de leur futur pays d'accueil. «Pour nous, le Canada, c'était un rêve.»

Mais les démêlés de la famille avec les autorités canadiennes ont commencé peu après son arrivée. À la suite de la mise au jour d'un discours que Mugesera avait prononcé en 1992, considéré comme une incitation au génocide, la famille est interdite de territoire. L'affaire est portée en Cour fédérale, à la Cour d'appel, puis à la Cour suprême, qui, en 2005, confirme l'expulsion de M. Mugesera.

«C'est notre père et nous le croyons.»

Irénée croit-il que son père est innocent? L'aîné de la fratrie se veut prudent.

«Il n'est pas un meurtrier. Moi, j'ai des amis tutsis. Jamais mon père ne m'a appris la haine, dit-il. Sauf qu'il était sous le choc (au moment du discours). Il a vu des déplacés dans des camps, et il était en colère. Mais il nous a toujours dit que ce n'était pas un discours haineux. C'est notre père et nous le croyons.»

En novembre 2011, la mesure de renvoi est mise à exécution. C'est le choc. Léon Mugesera abat ses dernières cartes, sans y croire.

«On a toujours cru en la justice, mais on lui a fait nos adieux le 11 janvier. Nous n'étions pas naïfs non plus. C'est une question politique», croit Irénée.

Jamais M. Mugesera n'a été jugé, et pourtant il est condamné, s'indigne sa famille. «C'est incompréhensible. C'est juste un discours de 1992, avant 1994, et il n'y a pas eu de procès, pas d'enquête...»

Avant de partir pour le Rwanda, lundi, Léon Mugesera a exhorté ses proches à «passer à autre chose» et à ne pas venir le voir. Irénée ne sait pas s'il ira à Kigali. Il continue à suivre ce qui se passe dans son pays d'origine. «Mais je ne veux pas commenter. Tant et aussi longtemps que mon père sera entre leurs mains, je ne pourrai pas.»

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Par Editions Sources du Nil - Publié dans : Justice et Droits de l'homme
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 21:21
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Source: Politis 1187
Alma Rodinson, journaliste indépendant, remet en cause l’interprétation dominante des expertises concernant l’attentat contre l’ancien président rwandais qui a donné le signal du génocide de 1994.

Les 11 et 12 janvier derniers, Libération et le Monde nous « révélaient » le mot de la fin concernant l’attentat contre l’avion de l’ancien président rwandais le 6 avril 1994 : « Irréfutable » pour Libération« Une vérité qui dérange la France », selonle Monde. L’expertise technique, commandée par les juges antiterroristes français et présentée aux avocats des parties le 10 janvier, accuserait les extrémistes hutus et leurs supposés alliés. Sauf qu’à y regarder de plus près, c’est le point de vue de Kigali que cette presse a pris pour argent comptant. Seule la BBC, le 11 janvier, a donné les diverses interprétations des avocats.
Si Libération et le Monde s’étaient donné la peine de recouper l’info, ils auraient interrogé par exemple l’avocat d’une des familles des pilotes, à l’origine de la plainte. Lequel avocat a une toute autre interprétation du rapport. Car le dossier technique ne prétend aucunement révéler l’identité des tireurs.
D’autre part, si le site de Kanombe, privilégié par les experts comme zone de lancement des missiles, peut en effet mener à l’intérieur d’un camp militaire hutu, il peut également conduire à l’extérieur. Peut-on d’ailleurs raisonnablement imaginer que les extrémistes hutus auraient « signé » leurs tirs depuis l’une de leurs bases ? D’autant que l’avantage des missiles portés à l’épaule est précisément leur maniabilité. On ne peut donc exclure des infiltrations de la zone par le FPR. Les forces de l’ONU n’ont-elles pas constaté des brèches dans la clôture du cantonnement du FPR à Kigali à cette époque ? La seule évocation de Kanombe ne démontre donc rien.
Surtout, l’expertise, faute de traces matérielles après presque deux décennies écoulées, s’est appuyée essentiellement sur des témoins fournis par le régime rwandais, les témoins d’autres pistes ayant été écartés par les autorités comme cela avait déjà été le cas lors de l’enquête britannique [1]. D’autre part, pourquoi les témoins de Masaka, lieu qui pointerait plutôt la piste FPR, ont-ils été écartés ? Pourquoi l’expertise acoustique, sur laquelle la partie balistique se fonde, a-t-elle était faite à distance, depuis la France ? On ne sait comment ces pratiques ont pu être acceptées par les experts, ni surtout le crédit que leur accorderont les juges dans leurs conclusions. Mais il est certain que les parties civiles ont de quoi demander une contre-expertise dans un délai de trois mois. La propagande qui tente d’occuper le terrain est d’autant plus douteuse que la même expertise confirme que les missiles sont des SA 16, armes soviétiques qui mènent plutôt en Ouganda, où le FPR était basé à l’époque.
Dans l’ensemble du dossier, le rôle des témoins indépendants pèse lourd. Même s’il y a eu deux ou trois défections, des dissidents du FPR de plus en plus nombreux accusent Kagamé, y compris des ex-intimes de celui-ci. Tandis qu’on ne trouve nul ex-extrémiste hutu, libre de parole, pour accuser son camp depuis 1994...
Pourquoi cet unilatéralisme péremptoire de la presse française ? Sans doute parce que la stratégie du régime de Kigali est très efficace, sur le modèle israélien, avec une exploitation émotionnelle du génocide des Tutsis. Ce qui a, jusqu’à présent, réussi à faire oublier par la justice internationale les graves accusations portées contre Kagamé. Il l’a dit lui même : « Nous utilisons la communication et l’information sur la guerre mieux que quiconque. Nous avons trouvé un nouveau moyen de procéder » [2]. Kagamé est d’autant plus motivé qu’il joue son avenir : comment conserver l’image du sauveteur s’il est accusé d’avoir été le détonateur du génocide ?
Ce qui compte désormais, c’est la réconciliation officielle entre Paris et Kigali. Laquelle commença dès l’arrivée de Sarkozy à la présidence et de Kouchner aux Affaires étrangères. Kagamé veut la mettre à profit pour obtenir la disculpation de ses proches dans l’affaire de l’attentat. Pour le président français, il n’est pas très difficile de mettre « les erreurs d’appréciation » de la France au Rwanda sur le compte de ses prédécesseurs, tout en envisageant de retrouver un rôle en Afrique centrale. Les attaques rwandaises contre le rôle de la France peuvent aujourd’hui s’estomper au prix d’une entente cynique. Ainsi, tout en expiant sa faute passée (et toujours mal explicitée), la France entame une nouvelle relation avec un des pires dictateurs de la planète, sous la bénédiction d’une certaine presse et des faux amis du Rwanda. 
[1] Philip Reyntjens, dans la critique du rapport Mutsinzi dans « l’Annuaire des Grands Lacs 2010-11 », éd. l’Harmattan.
[2] Conférence à Oxford le 28 mai 1998, citée par Gérard Prunier dans son ouvrage « Africa’s world war ».
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Par Editions Sources du Nil - Publié dans : Attentat contre J.Habyarimana

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